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And with a smile, please ! [pv Nobuo]

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☆ avatar : Hirano Aya
☆ DC : Non, non /o/
☆ Etudes/emploi : Etudiante en lettres


MessageSujet: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Mar 21 Fév 2012, 2:20 am

Nobuo & Hisae




    Ouvrant difficilement les yeux, la seconde héritière de la famille Tomoeda tentait depuis déjà quelques minutes de se forcer à se lever, ouvrir les yeux était la première étape, la deuxième était de quitter ses couettes chaudes et moelleuses. Elle n’avait vraiment pas envie de se lever, si ses souvenirs étaient bons, elle avait cours cet après-midi. Allait-elle y aller ou pas ? Bonne question, elle se décidera une demi-heure avant. La demoiselle s’étira longuement en baillant et réussit à s’asseoir sur son lit. Peu à peu, ses yeux s’habituèrent à la lumière et elle distingua chaque recoin de sa chambre pour le moins spacieuse, très spacieuse. Mais pour Hisae, il n’y en avait jamais assez, elle avait même pensé à agrandir sa chambre, il faudra qu’elle en parle à son père tiens. Elle sortie de son lit et se dirigea vers sa salle de bain. Elle allait surement y passer deux heures, comme d’habitude.

    Après avoir passé un long moment dans sa salle de bain, elle en est sortie en sous-vêtements et peignoir et se dirigea vers deux portes coulissantes qu’elle ouvrit pour se retrouver face à sa collection impressionnante de vêtement ; sa penderie prenait littéralement toute une pièce. Elle y entra et commença à passer en revue les différents portiques et étagères. Elle jetait un vêtement par terre si celui-ci ne lui convenait pas, de toute façon, la femme de ménage allait passer derrière. Rien, rien, il n’y avait absolument plus rien qui lui convenait. Elle soupira, cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas fait les boutiques déjà ? Ah oui, deux semaines et elle n’avait déjà plus rien à se mettre. Elle retourna dans la pièce principale et attrapa son téléphone. Elle commençait déjà à écrire un sms à l’une de ses amies avant de se raviser et d’en composer un autre à l’attention de son très cher garde du corps.


      Tomoeda Hisae
      003.2429.0204
      « Hey Nobuo ! Ramène tes fesses chez moi dans une demi-heure, je veux aller au centre commercial, faire du shopping. J’ai besoin de nouveaux vêtements, peut-être même qu’on te trouvera des trucs potables à porter quand on sort en boîte ! Ne traîne pas en route. »


    Elle l’envoya illico et retourna dans sa penderie. C’est vrai qu’en plus de faire la tête assez souvent, Nobuo ne possédait pas vraiment de vêtements de marque et en boîte, cela le faisait moyen. Alors elle avait décidé, et ce même si son argent y passait, qu’elle allait le rhabiller aussi, et pas le droit de protester. Enfilant un jean slim et un haut marinière, elle attrapa une veste assez chaude noire et une paire de talons. Les talons étaient toujours de mise quand elle sortait, elle en avait marre de se payer presque un torticolis quand elle s’adressait à son garde du corps, quelle idée d’être bien plus grand qu’elle. La jeune femme attrapa son sac et y rangea ses clefs, son porte-monnaie et ses trois cartes bleues. Ah, le pied, son père avait remis de l’argent sur ses comptes hier. Son envie de shopping n’avait pas pu mieux tomber qu’aujourd’hui.

    Elle descendit les étages avant d’atteindre l’entrée du salon. Elle jeta un coup d’œil, son père, son frère, Haruto et d’autres hommes qu’elle ne connaissait que de vue s’y trouvaient, elle ne s’y arrête pas trop longtemps, elle se fichait bien de ce qu’ils pouvaient comploter. C’était bien mieux de s’amuser plutôt que de se prendre la tête, non ? Son portable vibra, Nobuo venait de lui répondre. Satisfaite, elle alla dans la cuisine et y croisa la femme à tout faire de la maison ; de ses plus lointains souvenirs, elle avait toujours été là, elle s’était occupée de Kazu’ et d’elle pendant toute leur enfance. D’ailleurs, ils l’appelaient Noona ; elle était bien l’une des seules à ne pas avoir peur de hausser le ton devant les membres de la famille Tomoeda. Hisae la respectait assez pour ne pas lui raconter n’importe quoi et ne pas la faire devenir chèvre. Elle la salua d’un signe de main et attrapa un des cookies qu’elle venait tout juste de faire apparemment. Elle faillit se faire taper sur les doigts, mais la demoiselle fut bien plus rapide et elle partie en lui souriant innocemment, le cookie dans la main.

    Elle s’installa dans la bibliothèque, seul endroit non vraiment peuplé de la maison. Il y avait des personnes presque partout, à croire qu’ils étaient devenue une auberge de jeunesse ou autre, enfin jeunesse, ils n’étaient pas si jeunes que ça, ceux qui se baladaient dans les couloirs. Elle grignota son cookie du bout des lèvres, attendant impatiemment Nobuo. Il avait vraiment intérêt à se dépêcher s’il ne voulait pas en prendre pour son grade quand il se pointera. D’ailleurs, même s’il était à l’heure, il en prendrait surement plein la tête quand même, elle avait mal dormi et le fait de ne plus rien avoir à se mettre la rendait maussade. Elle soupira et répondit à un sms que lui avait envoyé une de ses amies. Si elle allait en cours cet après-midi ? Ahah, désolée chérie, mais il y a urgence, son look et celui de son garde du corps et occasionnel petit-ami passaient avant les cours. Elle lui envoya tout de même un sms en lui disant qu’elle irait en boîte ce soir, ce qui remonta le moral et l’énergie de la dite-amie illico. La jeune femme sourit, elle en connaissait un qui allait être content, tiens.

    Entendant un klaxon, elle se releva, ça devait être Nobuo. Enfin. Elle mit ses chaussures et sa veste et retourna dans le hall. En passant devant le salon où la réunion se tenait toujours, elle fit exprès de saluer d’une voix forte et enjouée son père, son frère, Haruto et les autres personnes en souriant avant de fuir par la porte d’entrée. Son sac à l’épaule, elle marcha jusqu’à la voiture de Nobuo, voiture que la famille d’Hisae lui avait prêté. Elle n’allait tout de même pas se rendre en boîtes ou dans des clubs privés dans un tas de ferraille. Elle s’engouffra dans la voiture par la porte avant du passager, elle n’allait tout de même pas monter à l’arrière. Elle rejeta ses cheveux en arrière et s’adressa au jeune homme sans même le regarder.

    « J’ai failli me rendormir, tu aurais pu venir plus vite. » siffla-t-elle, en attachant sa ceinture.

    Oh moins, il était prévenue, elle était de mauvaise humeur et seul le shopping pourra remédier à son état. Elle lui jeta un bref coup d’œil, en effet, il était grand temps qu’elle devienne son coach en image et en relation avec les autres. Après tout le monde d’Hisae était devenu le sien maintenant, il fallait qu’il fasse avec. Elle détourna la tête et regarda à travers la vitre, regardant le paysage défiler pendant quelques minutes avant de reprendre la parole, toujours très concentrée par la paysage, ou plutôt les personnes qui pouvaient se trouver dans les rues.

    « Au fait, ce soir, je sors … enfin on sort et j’espère que tu montreras un peu plus d’enthousiasme que la dernière fois. » lui dit-elle en tournant la tête dans sa direction. « Ton attitude commence sérieusement à me souler, tu pourrais faire un effort, je suis sur qu’il y en qui pourrait tuer pour être à ta place. Sourire ne tue pas encore à ce que je sache. » finit-elle.

    Bon, elle exagérait … ou pas. Elle savait que la plupart des mecs qu’elle rencontrait à des soirées espéraient tous qu’elle concentre son attention sur chacun d’entre eux. Mais que nenni, son garde du corps était trop envahissant et ça l’énervait de sentir toujours son regard posé sur elle et sur ce qu’elle faisait. D’accord c’était son job, mais il y avait des limites, non ?
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☆ avatar : Katô Shigeaki
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Mar 28 Fév 2012, 1:26 pm

Nobuo s’affairait dans sa chambre. C’était bientôt l’heure de la reprise des cours à l’université et s’il ne se bougeait pas un peu plus les fesses, il risquait bien fort d’arriver en retard. Après, c’était un cours magistral, donc ce n’était pas bien grave, mais tout de même, le jeune nippon n’aimait pas spécialement se pointer comme une fleur dans l’amphithéâtre après le début du cours, il trouvait ça désagréable, tout autant pour le professeur et les élèves que pour lui-même. Tout le monde avait le regard fixé sur toi comme si tu étais un alien quand tu arrivais en retard et que tu te faisais remarquer. Bon, Nobuo était tout de même un garçon relativement discret dans l’ensemble, mais quand tu faisais grincer la porte d’un amphi alors que le prof était en train de commenter son soporifique diaporama, perché sur son estrade, difficile de passer inaperçu. Bref, tout ça pour dire que Nobuo venait juste de terminer d’enfiler un jean banal et un T-shirt gris clair avec un imprimé foncé dessus. Il avait passé la matinée à dormir et à lire, et le début de l’après-midi à errer dans sa chambre avant de s’effondrer sur son lit et de fixer le plafond inlassablement, comme s’il espérait y découvrir un secret inavoué et merveilleux. Tu parles d’une journée passionnante …
Une fois fin prêt, le jeune homme sortit de sa chambre après avoir jeté son sac de cours sur son épaule et gagna le salon de chez lui. Sa mère le gratifia d’un sourire chaleureux en lui souhaitant de passer une bonne journée et le garçon lui répondit dans un marmonnement quasiment inaudible. Il était fatigué et n’avait même pas fait l’effort de paraître compréhensible pour sa génitrice qui s’était contentée de hausser les épaules face au manque de répondant de son fils unique.

Une fois ses chaussures enfilées, le fils Kusano sortit de la maison et fila. Vu comme il était à la bourre, il était bien tenté de prendre la voiture que les Tomoeda lui avaient prêté depuis qu’il travaillait pour eux. En effet, même si Nobuo avait le permis, ni lui ni sa famille n’avaient les moyens de payer une voiture quelle qu’elle soit et le chef Tomoeda refusait que sa fille se fasse conduire dans une voiture d’occasion miteuse. Les Yakuza avaient leur fierté, après tout. Mais il allait se faire vite remarquer à la fac s’il se ramenait avec un tel bijou ! Pire encore, il risquait de la rayer ou de se la faire piquer, avec la chance qu’il avait. Tss … Il était tout bonnement bon à prendre les transports en commun pour le coup. Le temps qu’il tergiverse, son portable venait de vibrer au fond de la poche de son uniforme et il le sortit précipitamment pour y lire le mail qu’il venait de recevoir. Un long soupir en disait long sur son enthousiasme quant à sa lecture. Hisae, la princesse qu’il devait surveiller et protéger, venait de le convier à une virée shopping à la place de leur cours de littérature et il n’avait évidemment pas le droit de refuser. Si sa mère apprenait qu’il séchait les cours plus qu’à l’ordinaire, elle risquait de lui rendre des comptes un jour ou l’autre … Surtout qu’elle ne connaissait pas l’emploi pas très net de son fils. Nobuo n’avait pas daigné en parler à sa famille, imaginez la panique générale s’il annonçait qu’il était employé par un Yakuza influent d’Ikebukuro … Il ne pensait pas que la nouvelle serait bien accueillie.

NOUVEAU MESSAGE
De : Kusano Nobuo ; 003.4219.0387
A 14h38
Le 28/02/2011

Sujet : Re : Shopping

« Ya aussi un dress code pour faire du shopping ? Parce que tu vas encore dire que j’ai l’air d’un sac ~ Laisse-moi faire demi-tour, prendre la voiture et je viens. Parce qu’à la base j’avais quand même l’intention d’aller en cours !
NOBUO
»


Quelle peste celle-là ! Parfois, il se demandait qu’est-ce qui l’avait attiré chez elle jusqu’à ce qu’il en tombe amoureux. Il devait être particulièrement masochiste pour être épris d’une fille qui se servait de lui comme de son chien de garde, son porte-manteau, son chauffeur attitré, son petit ami occasionnel et j’en passe… D’ailleurs, s’il n’avait pas été sous son charme, il ne serait pas en train de travailler pour des criminels à l’heure qu’il est. Parfois il en voulait à Hisae, mais après il se ravisait en se disant qu’elle n’y était pour rien s’il avait été assez bête pour tomber dans ses filets comme tous les autres. Soupirant, il fit volte-face alors qu’il était quasiment arrivé jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche de chez lui, et il rentra. Bah oui, après avoir fouillé dans son sac, il s’était rendu compte qu’il n’avait pas pris les clefs de la voiture de Mr. Tomoeda. Quel étourdi de première celui-là ! Sa mère allait encore l’assaillir de questions ! Ca ne rata pas, dès qu’il eut mis un pied dans la maison, il entendit au loin un « déjà de retour ? » Il lui marmonna en guise de motif d’excuse qu’il venait de recevoir un mail de la fac indiquant que son cours était annulé. Sa mère lui demanda s’il restait donc à la maison et il lui annonça qu’il allait plutôt prendre l’air, vu qu’il était resté enfermé dans sa chambre jusque-là. Elle ne broncha pas plus et il fila dans sa chambre chercher les fameuses clefs dans un tiroir qu’il fermait à clef. Oui, sa mère avait la fâcheuse manie de venir dans sa chambre régulièrement pour faire le ménage et puis fouiner un peu. Il avait beau lui avait répété maintes et maintes fois qu’il pouvait passer l’aspirateur dans sa chambre tout seul comme un grand, il savait qu’elle continuait de faire des visites régulières dans son antre. Elle cherchait à trouver quoi ? Un journal intime ? Un paquet de clopes ? Des bières ? De la drogue ? Tsh, Nobuo ne touchait à rien de tout ça. Il buvait occasionnellement une bière avec son père devant un bon match de baseball mais il ne buvait vraiment pas régulièrement. Quand il accompagnait Hisae en boîte, il buvait des jus de fruits ou un soda. Etant chargé de conduire, il était hors de question qu’il touche à une goutte d’alcool.

Il ressortir une fois ses clefs dénichés et fila à nouveau aussi vite qu’il était parti un peu plus tôt, n’écout ant même pas les au revoir de sa mère. Il défila dans quelques rues avant d’atteindre le véhicule. Ben ouais, honnêtement il se voyait très mal la garer devant chez lui, ses parents se poseraient des questions. Du coup il trouvait toujours une place quelques rues plus loin et comme ça ses parents ne risquaient pas de tomber dessus. Il s’installa à la place conducteur et mit le contact avant de démarrer. Il était du genre prudent sur la route et puisque quoi qu’il arrive il se ferait sûrement jeter par la princesse, il n’allait pas dépasser les limites de vitesse autorisée pour elle.
Il arriva bientôt devant chez les Tomoeda et ne se gara pas, se contentant d’un coup de klaxon significatif afin de prévenir l’intéressée que son preux chevalier était arrivé.
Elle ne tarda d’ailleurs pas à montrer sa frimousse par la porte et s’installa assez rapidement à côté de lui avant de commencer à le sermonner. Sermon numéro 1 : tu aurais pu arriver encore plus vite. Réponse intérieur de Nobuo : oui, si seulement j’avais le merveilleux pouvoir de me téléporter. Réponse réelle de Nobuo : « Je suis désolé, y avait du monde sur la route. L’heure de pointe, tout ça … » Des foutaises ! L’heure de pointe à trois heures de l’après-midi, elle était bien bonne tiens. Mais Nobuo jouait parfaitement le rôle du petit soumis même s’il n’en pensait pas moins. Sermon numéro 2 : après l’avoir informé qu’ils sortaient ce soir et qu’il avait intérêt d’y montrer de l’enthousiasme ; ton attitude commence à me saoûler etc. Réponse intérieure de Nobuo : ben écoute, tu me remplaces et ça s’arrête là, ça me fera des vacances … J’ai jamais demandé à être ton chien ! Réponse réelle de Nobuo : « C’est noté, je ferai un petit effort ce soir alors. ». SSS Power !!! Simple, sobre, soumis. Nobuo rules. Bref. Il démarra sur les chapeaux de roues et à peine étaient-ils lancés qu’il renchérit : « Tu as donc l’intention de me relooker … J’attends de voir ça. On va où d’ailleurs ? ».

Hj – j’ai répondu à la bourre comme toujours mais au moins ton rp m’a trop inspiré, j’ai battu des records de longueur là


Dernière édition par Kusano Nobuo le Ven 06 Avr 2012, 9:13 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Dim 04 Mar 2012, 3:57 am


    Hisae était le genre de personne qui ne pouvait pas supporter la passivité, le manque d’énergie et d’engouement, ce qu’elle veut c’est que ça bouge, quitte à foutre le bazar le plus total. Selon elle, Nobuo était son exact opposé, d’accord, il devait suivre le rythme de la jeune femme, mais il faisait le minimum. De temps en temps, elle avait envie de l’assommer avec son sac pour voir s’il réagirait, parce qu’elle avait beau lui gueuler dessus, il ne disait jamais rien. Non pas qu’elle voulait que ses ordres soient contredis, mais lui tenir tête pourrait être assez divertissant. Elle avait réfléchi plusieurs fois à comment elle pourrait le faire réagir, lui faire changer de comportement, elle s’était même demandée si tenter de le séduire allait le faire sortir de cette passivité, ou plutôt de ses gonds. Elle ne l’avait encore jamais vu s’énerver. Mais bon, elle avait vite abandonné, bien que son garde du corps soit plutôt sexy, il n’avait pas l’argent, ni même et avant toute chose, le look. D’ailleurs, lorsqu’elle avait grimpé dans la voiture, elle n’avait même pas pris la peine de faire un seul commentaire sur son look bien trop simple, un regard avait suffit à lui faire comprendre. Oui, en effet, elle n’avait pas besoin de lui dire qu’il ressemblait à un sac, comme lui-même l’avait si bien dit, comme d’habitude en fait. Il ne faisait pas vraiment d’effort. La demoiselle lui jeta un coup d’œil alors qu’il venait de démarrer et qu’elle venait tout juste de s’échauffer question « j’aime t’engueuler pour un rien » et elle avait vraiment l’impression qu’il se contenait, qu’il ne disait jamais ce qu’il pensait. Ok, avoir un mec à son service, c’était cool, mais s’il ne s’affirmait pas, ça allait aussi l’agacer, elle aimait bien quand il y avait un peu de tension dans l’air. La jeune femme soupira, croisant les bras, s’affaissant contre le dosseret du siège. Elle l’entendit à peine répondre, elle ne voulait pas l’écouter, mais ses vaines tentatives d’excuse pour son retard la firent tiquer. Tsss, il se moquait d’elle où quoi ? Elle n’avait peut-être pas son permis et donc, ne conduisait pas, mais il ne fallait pas la prendre non plus pour une idiote.

    « Et tu crois que t’es crédible en me servant l’excuse des heures de pointes ? Regarde ta montre Nobuo, il est 3h de l’après-midi, où est-ce que tu vois du monde ? » siffla-t-elle. « Arrête de te cacher derrière des excuses. » Elle avait presque envie de donner un coup sur le volant, pour le faire dévier et lui montrer qu’ils ne croiseront personne de l’autre côté de la voie. Mais elle se retient. Préférant regarder ses ongles parfaitement manucurés, la jeune héritière était en train de se dire qu’elle changerait bien de couleur pour ce soir quand la voix du jeune homme retentit de nouveau à ses oreilles. Un petit effort … comme si ça allait suffire. Surtout que ce soir, elle avait plus envie de faire baver ses amies devant ses nouvelles fringues, peut-être même qu’elle pourrait utiliser Nobuo comme copain ce soir, ça les fera encore plus baver de jalousie. Il fallait qu’elle lui trouve des fringues classes et assorties à sa tenue, ça n’allait pas être bien compliqué. Elle était douée pour ça. « Ouais, bah ton petit effort devra être un grand effort, ce soir tu agiras comme mon copain d’accord ? Je vais revoir une amie que j’ais pas vu depuis longtemps et comme je sais qu’elle est célib’, ça va lui faire fermer son clapet de globetrotteuse vantarde. » Elle en avait marre qu’elle lui raconte mail après mail tout ce qu’elle faisait dans toutes les villes les plus incroyables du monde. Oui, car ses parents ne l’obligent pas à faire des études, son père à elle, avait tenue à qu’elle aille à la fac.

    Toujours fixée sur ses ongles, elle venait de penser que cela faisait un bout de temps qu’ils n’avaient pas joué un couple depuis un certains temps, elle se demandait même comment ses amies faisaient pour ne pas s’apercevoir que leur relation était tout de même étrange. Seul Satoshi savait que Nobuo était son garde du corps, après tout, elle ne pouvait pas lui cacher grand-chose. Nobuo reprit la parole et la jeune fille se retient d’applaudir devant tant de loquacité de sa part en à peine quelques minutes. La plupart du temps, il ne parlait pas beaucoup, il n’intervenait que quand Hisae lui adressait la parole et qu’elle attendait impatiemment une réponse. Elle répondit d’abord à sa dernière question, sachant qu’elle aurait sans doute beaucoup à dire sur sa première question et remarque.

    « On va au Metropolitan Plaza » souffla-t-elle. « On aurait du choix au moins, hors de question qu’on reparte les mains vides pour toi, je vais te remplir tes armoires. » lui dit-elle. D’ailleurs, hors de question qu’ils repartent les mains vides pour elle également, mais ça, était-ce nécessaire qu’elle lui précise ? Non, il commençait à la connaître à force de la côtoyer et de la suivre tous les jours. Elle se redressa légèrement et attrapa son téléphone dans son sac, répondant à un sms, ignorant totalement le jeune homme pendant quelques instants, avant de reprendre la parole, posant son téléphone sur ses genoux. « Tu as un look trop banal, tu sais ? Alors quand tu es à côté de moi, ça va pas du tout, il va falloir être crédible ce soir et c’est pas avec ces … fringues que ça va l’être. Et puis tu me remercieras un jour, tu vas être beaucoup plus classe après … tu feras moins …. moins tâche … oui c’est ça, c’est le mot que je cherchais. » Oh, elle était dur, mais peut-être que ça allait le faire réagir un peu. Un peu d’émotions fortes pour cet après-midi ne serait pas de refus. « De toute façon, c’est moi qui paye, je vois pas pourquoi tu cracherais sur ce que je vais te donner, hein ? Et puis, t’as pas le choix, alors, autant montrer un peu plus de bonne volonté que maintenant d’accord ? » dit-elle, se tournant vers lui, en souriant, comme si elle parlait à un enfant. Un peu plus et elle lui aurait tapoté le dessus de sa tête.

    Retournant à son téléphone, elle attendit patiemment qu’ils atteignent le centre commercial tant aimé par la demoiselle, si elle pouvait passer sa vie là-bas, elle serait heureuse. Elle aimait les vêtements, tout ce qui se rapporte à la mode et ne s’en cache pas, elle était surement la fille la mieux lookée de toute la fac. Finalement, ils étaient enfin arrivés au centre et trouver une place ne fut pas bien compliqué. Elle ne put s’empêcher de renchérir ce qu’elle avait dit un peu plus tôt, « L’heure de pointe, hein ? » avant de prendre son sac et de sortir de la voiture. Elle marcha assez vite, ne dédaignant pas à voir s’il la suivait. Avant, elle courrait presque pour le semer afin qu’il se fasse remonter les bretelles, maintenant, elle le faisait moins, cela ne lui arrivait que quand elle était passablement énervée. Atteignant enfin les portes vitrées, elle rentra dans le centre. Elle marcha plus lentement dans les allées, regardant un peu à droite, un peu à gauche, avant de s’arrêter devant une boutique de prêt-à-porter haute couture mixte. Elle regarda derrière elle, Nobuo suivait, parfait. Elle rentra dans la boutique, se dirigeant vers les rayons pour femme. D’abord elle, ensuite son garde du corps, logique non ? S’exclamant joyeusement à chaque nouvelle trouvaille, elle utilisa Nobuo comme porte-vêtement, ne voulant pas s’encombrer alors qu’elle fouillait les rayons. Elle ne regardait même pas les prix, pourquoi faire ? Estimant qu’elle en avait assez pris, elle se dirigea vers les rayons pour hommes. Elle se tourna vers le jeune homme. « Bon, je te montre des vêtements et tu me dis si ça te plait, tu peux hocher la tête aussi … mais bon, comme tu n’as pas l’air d’avoir très bon goût, si tu dis non à un vêtement hyper classe, je le met quand même dans la pile, hein ? » Evidement. Alors qu’elle lui montrait des vêtements, elle reprit la parole. « Il faudrait que tu me donnes ton avis sur les vêtements que j’ai pris pour moi, il me faut un avis masculin. Tu me diras si tu me trouve belle avec, d’accord ? » lui dit-elle en souriant. De toute façon, elle était toujours jolie, elle y prenait grand soin pour l’être en tout cas, alors il n’y avait pas de raison pour qu’elle ne le soit pas.


    HJ - Ravie qu'il t'es inspiré autant, c'était parfait en tout cas (: J'espère que mon post te conviendra, n'hésite pas à me le dire sinon o/ Comme tu vois, j'ai été aussi inspiré que toi ~


Dernière édition par Tomoeda Hisae le Jeu 12 Avr 2012, 12:38 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Sam 10 Mar 2012, 12:14 pm

Ce qu’elle pouvait être agaçante quand elle s’y mettait, la petite princesse ! Nobuo avait de plus en plus de doutes en ce qui concernait ses sentiments pour la jeune fille. Il s’était lamentablement trompé quand son regard s’était posé sur la jeune fille lors d’un cours de littérature à la fac ! Il avait vu en elle une fille mignonne et joyeuse, mais ça, c’était ce qu’elle voulait bien montrer d’elle, la garce. Comme on le disait si bien, les apparences sont parfois trompeuses, et la relation entre Hisae et Nobuo le montrait très bien. Elle savait y faire pour manipuler son entourage avec un sourire, et cet idiot était tombé dans le panneau comme sans doute beaucoup de garçons avant lui. Et vu le nombre de proies masculines qu’elle avait dans la fac et en dehors, c’était tout à fait probable. Elle passait son temps à le disputer, l’engueuler pour un rien, trouver des prétextes improbables pour lui reprocher maintes et maintes choses … Bientôt elle lui reprocherait son existence ! Non mais et puis quoi encore. Elle avait bien de la chance qu’il était un conducteur prudent car plus d’une fois il aurait eu envie de lâcher le volant et de lui en coller une. Mais de toute façon, Nobuo avait des principes, et dans ses principes on ne frappait pas une fille, aussi caractérielle et agaçante soit-elle. On lui hurlait dessus, tout au plus …. Jusqu’à la faire pleurer ? Hm, maintenant qu’il y pensait, le nippon n’avait jamais vu la jeune femme pleurer, elle prenait tellement de soin à montrer d’elle une apparence de fille parfaite, forte et intouchable après tout. Elle savait vraiment y faire. C’était si souvent ces derniers temps que le jeune homme regrettait amèrement de l’avoir suivie ce soir-là, d’avoir surpris une conversation avec son chauffeur, d’avoir été repéré, et enrôlé de force chez les Yakuza. Tout ça, il le regrettait amèrement. Mais il ne pouvait plus faire machine arrière désormais, il se devait d’assumer ses erreurs du passé comme l’adulte qu’il était et de suivre Hisae partout où elle allait.
Mais voilà, l’excuse de l’heure de pointe n’avait évidemment pas fonctionné, il aurait mieux fait de lui dire ce qu’il pensait réellement au fond de lui au lieu de lui pondre cette excuse ridicule, surtout qu’elle aurait peut-être été contente que monsieur s’affirme, lui qu’elle décrivait toujours comme quelqu’un d’effacé et de passif. Mais pourquoi à votre avis ? Croyez-vous qu’il aimait son job ? Croyez-vous qu’il passait du bon temps ? Ce n’était même pas comme s’il était le chien guide d’un aveugle, parce qu’eux au moins entretenaient une relation complice et sereine, l’aveugle était reconnaissant au chien de l’aider dans son quotidien pour ne pas tomber à chaque marche d’escalier, et le chien était content que son maître l’apprécie. Là, où en était-on ? Hisae ne montrait aucune reconnaissance à tout ce que faisait Nobuo pour elle, même si cela monnayait salaire. Au contraire, plus il en faisait et plus il en prenait plein sa tête, c’était à devenir fou honnêtement. “ Ok, t’as gagné. Mais tu sais bien que je n’habite pas à côté de chez toi ! Et puis comme je t’ai dit dans mon mail, j’avais l’intention d’aller en cours, donc excuse-moi d’être un étudiant normal. ”. Il s’affirmait déjà un peu plus, il y avait du progrès si l’on pouvait dire ça comme ça.

De toute façon, il se doutait qu’elle était loin d’en avoir terminé avec lui et qu’il allait encore passer une journée horrible. A côté des moments passés avec elle, les heures de cours de la fac semblaient presque passionnantes ! Incroyable. Et en plus il fallait qu’il joue le rôle de son petit ami, une fois de plus ? Cela n’était pas la première fois qu’il endossait le costume du faux petit ami d’Hisae, mais cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Au début il était ravi de pouvoir jouer ce personnage, puisqu’il était amoureux de la jeune fille et que même si elle ne voulait pas de lui, dans ces moments-là il avait l’impression d’en être à son quart d’heure de gloire. Mais il avait fini par se trouver ridicule en pensant de cette manière-là et en avait vite eu assez de servir de copain occasionnel à la jeune princesse, même s’il savait qu’il n’avait nullement droit de dire non. Refuser les caprices de la princesse Tomoeda revenait un peu à signer son arrêt de mort aux yeux du patriarche, enfin, c’était l’impression qu’avait Nobuo au fond de lui.
Et en plus elle parlait mal de son ami, tu parles d’une amie ! C’était juste un prétexte pour sortir s’amuser et étaler ses richesses et ses biens ! Parce que pour traiter son amie de « globetrotteuse vantarde » avec un tel air de dédain, c’était qu’elle devait avoir très peu de considération pour cette dernière. Mais c’était peut-être spécifique aux gosses de riches après tout, il n’en savait rien, il n’était pas du tout de cet univers, y étant mêlé contre son gré. “ Compris chef. ”. Que vouliez-vous qu’il dise de plus de toute manière ? Elle trouverait encore matière à répliquer de toute façon, il était las de se défendre, cela ne servait strictement à rien.

Elle avait fini par lui indiquer la direction à prendre. Metropolitan Plaza, ou le centre commercial huppé d’Ikebukuro. Génial, s’il croisait l’une de ses vieilles connaissances là-bas, ils se poseraient des questions. Non seulement Nobu n’avait pas les moyens de se vêtir dans les boutiques de cet endroit, mais en plus il détestait flâner dans les centres commerciaux. Mais bon, il n’y avait pas de raison qu’il croise un vieil ami, ou alors il devrait faire semblant de ne pas le reconnaître, même si ce n’était pas très poli. Au point où il en était de toute façon …
Il roulait tranquillement en prenant les directions les plus rapides qui les mènerait au centre commercial. Cependant, à l’énième remarque d’Hisae concernant sa personne, il perdit son sang-froid. Qu’elle lui dise qu’il avait un look trop banal passait encore, ce n’était pas faux, Nobuo se fondait sans hésitation ni difficulté dans la masse de population d’Ikebukuro, critiquer sa tenue, il y était assez habitué depuis le temps qu’il fréquentait la demoiselle … Mais elle n’aurait jamais dû lui dire qu’il faisait tâche. Agacé, il freina brutalement et se gara sur le bas-côté. Sans couper le moteur, et fixant droit devant lui, il serra les mains sur le volant jusqu’à ce que ses phalanges blanchissent, et lâcha sur un ton sec et cassant : « Ecoute Hisae. Ce n’est pas parce que j’ai été nommé garde-du-corps de ta personne par ton père que tu dois me traiter comme de la merde ! Je suis un être humain comme les autres, et j’en ai sérieusement marre de t’entendre déblatérer sur moi à longueur de journée. Je dois te suivre partout ? Soit, je suis payé pour ça de toute façon. Mais je ne suis pas payé pour t’entendre me critiquer constamment ! Sérieusement, si t’en as marre de moi, va voir ton cher papa qui t’offre tout ce que tu veux et demande à me faire remplacer !!! Je serai libéré de tes caprices au moins. ». Il n’en revenait toujours pas de ce qu’il avait dit. S’il s’était garé, c’était pour pouvoir dire tout cela sans risquer de commettre un accident parce qu’il aurait été déconcentré. Il attendit un peu pour reprendre contenance, encore choqué de lui-même d’avoir osé déballé ce qu’il avait sur le cœur depuis si longtemps, et redémarra, ayant la ferme intention d’obéir aux ordres de la princesse et de l’amener au centre commercial. Elle serait sans doute agacée de son attitude, mais il s’en foutait. Il ferait son job et un point c’est tout.

Le silence avait été de mise pendant tout le reste du trajet et finalement ils étaient arrivés à bon port et Nobuo s’était garé facilement. Hisae avait encore fait une allusion cynique à l’heure de pointe, ce qui avait énervé Nobuo mais il n’avait plus envie de relever ce qu’elle disait. Il resterait silencieux, vu tout ce qu’il avait déblatéré un peu plus tôt, il ferait mieux de faire profil bas pendant les prochaines heures à venir. Il sentait qu’il allait subir tôt ou tard les représailles de son acte, même si pour le moment la jeune femme préférait s’occuper de son shopping.
Il la suivit donc alors qu’elle se dirigeait d’un pas rapide vers le centre commercial et ses portes vitrées, et s’engouffra dans le bâtiment à sa suite. Elle ne tarda pas à dénicher la boutique qu’il lui fallait. Nobuo grimaça : une boutique de prêt-à-porter de haute couture, de quoi faire pâlir d’envie beaucoup d’hommes à la vue des tenues hors de prix vendues ici.
Elle semblait décidée à d’abord s’occuper d’elle, il la laissait faire. Il la laissa aussi se servir de lui comme d’un porte-manteau humain, récupérant toutes les fringues qu’elle lui balançait sans ménagement, et sans regarder quand elle le faisait. Parfois Nobuo devait faire des acrobaties pour récupérer une robe qui aurait pu finir par terre. Mais pourquoi diable désirait-elle son avis, puisque de toute façon, comme elle venait de bien le souligner, même s’il disait non à quelque chose, si c’était « hyper classe » elle le prendrait quand même ? Puis elle avait enchaîné en lui demandant de lui donner son avis sur ce qu’elle aurait choisi, lui dire si elle était belle dedans ou non. Mais à quoi bon lui donner son opinion, quelle que soit la tenue qu’elle porterait, elle serait jolie. Parce que ça, même si elle avait un caractère de peste, il ne pouvait décemment pas le nier. Après tout, s’il avait posé le regard sur elle la première fois, ce n’était pas pour rien. Son joli minois l’avait attiré, voilà tout. « Va te changer et je te donnerai mon avis ensuite. ». Moins il en dirait aujourd’hui, et mieux il s’en porterait. Il était fatigué d’être le toutou de la belle. Et pourtant, quelque chose lui disait qu’il en avait encore pour un moment avoir que cela ne cesse …

HJ - 1706 mots, je crois que je n'en avais pas écrit autant depuis quelques années O.O
Oui ce rp m'inspire, il est dynamique ~ J'espère que ma réponse te plaira aussi !
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Lun 26 Mar 2012, 1:42 am

    Elle savait très bien qu’elle n’était pas du tout sympa avec Nobuo, elle savait qu’elle le traitait mal et que surtout il ne méritait pas du tout la façon dont elle lui parlait. C’est vrai, après tout, il ne lui avait rien fait, si son père n’était pas intervenu ce soir où il l’avait suivi, ils seraient restés de simples camarades de classe. Mais il avait fallu qu’il le fasse et d’ailleurs, elle s’était toujours demandée pourquoi le jeune homme l’avait suivi. C’est vrai, elle ne lui avait jamais posée la question et jusqu’à maintenant elle n’en avait pas grand-chose à faire, mais maintenant qu’elle y réfléchissait, la question lui brulait les lèvres. Pourtant elle n’allait rien demander, peut-être plus tard, à cet instant, elle voulait juste flâner de magasin en magasin. Elle n’aimait pas vraiment réfléchir à tout ça, à pourquoi elle agissait comme ça, pourquoi est-ce qu’elle traitait si mal les gens et qu’elle ne leur portait que peu de considération. Parce qu’avant, elle n’avait pas été toujours comme ça, oh c’est sur, être et vivre dans une famille très riche et influente de Yakuza n’aide pas vraiment, beaucoup prendrait la grosse tête et en profiterait un maximum. Ce qu’elle faisait d’ailleurs. C’est vrai que les conversations qu’elle pourrait avoir avec d’autres personnes concernant les devoirs à faire, le nouveau film à sensation qui vient de sortir au cinéma, franchement, qu’est-ce que c’était lassant et ennuyant. À côté de ce qu’elle pouvait avoir ou faire avec tout l’argent qu’elle avait, tout lui paraissait très vite ennuyeux.

    Et puis, niveau gentillesse et bonté, elle avait déjà donné. Petite, elle ne se souciait pas vraiment de l’argent, elle prenait ce que son père lui offrait, mais elle en profitait pour offrir des cadeaux à ses amies également. Enfin « amies », c’est vite dit. Il est un peu dur de parler d’amies quand celles-ci ne s’intéressent qu’au prestige que de traîner avec une fille de riche. Le problème, c’est qu’à l’époque, vers ses premières années de collège, elle était bien trop naïve, elle n’avait même pas senti le coup venir. Alors oui, quand on s’aperçoit que ses amies profitent de son statut pour parader et se pavaner et pour parler derrière son dos, qu’est-ce qu’il y a de mieux à faire ? Faire comme elles et en profiter un maximum. Se servir d’elles comme des chiens, ne leur porter aucune considération, de toute façon, elles ne la lâcheront pas. Sinon on appelle ça un suicide social. Car oui, désormais, chaque personne qui ne se ralliait pas à la demoiselle, verrait son statut au sein de l’école pencher dangereusement vers le bas. C’est sans doute au collège et au lycée où elle fut vraiment la pire des garces, car oui, elle l’avait été, elle ne le cachait pas, elle l’était surement encore, surtout avec son garde du corps. Mais, elle ne pouvait pas dire que ces écoles de riche ne l’avaient pas aidé à devenir ce qu’elle était actuellement. Les écoles privées sont très différentes des écoles publiques. Là-bas, c’est soit tu suis, sois tu crève. Enfin façon de parler, ou pas d’ailleurs, la délinquance est partout. Elle avait eu de la chance, elle avait su s’adapter très vite à tout ça, cet univers terriblement déplaisant pour certains et tellement cool pour d’autres.

    Alors oui, elle est une vraie garce. Et jamais elle ne voulait redevenir la petite fille bien trop naïve et gentille qu’elle était auparavant, elle se ferait écrasée à la seconde où elle rendosserait cette personnalité. Elle s’était habituée de toute façon, elle n’avait pas sa langue dans sa poche, elle savait que personne ne contredisait ce qu’elle disait et appréciait beaucoup ça. Très peu de gens lui avaient résisté, et s’ils l’avaient fait, ils s’en étaient assurément mordus les doigts par la suite. Ces « amies » avaient vite fait de descendre socialement et tout en bas de l’échelle ces personnes. C’est pour ça qu’il fallait mieux être amie avec Hisae, d’accord elle avait des amies, des vraies, qui n’étaient pas comme ça, mais la fac est tellement superficielle qu’elle avait vite fait de se retrouver de faux-amies. Après tout, si ça les amusaient de l’élever sur un piédestal à cause de son argent et de tout ce qu’elle pouvait s’offrir avec, vêtements, entrée dans les plus grandes boîtes, qu’ils continuent. Hisae savourait tout simplement. Et si jamais quelqu’un essayait d’en savoir plus sur ce qu’elle cachait sous sa carapace de fille superficielle, garce et fêtarde, elle fera bien vite de le réduire socialement à néant. Qui écouterait et surtout croirait quelqu’un qui possède une mauvaise réputation ? Personne.

    Elle releva la tête de son téléphone lorsque Nobuo reprit la parole et tilta. Ça alors, venait-il de lui répondre ironiquement ? Un étudiant normal…. Bah c’est vrai qu’elle l’empêchait d’aller en cours la plupart du temps. Et alors ? Les cours sont d’un ennuie, il devrait plutôt la remercier.

    « Oh ! Excuse-moi de mettre du piquant dans ta vie si banale. Tu iras en cours demain, ce n’est pas la mer à boire de louper des cours. Essaye de vivre un peu plus … jeune quoi. Faut profiter, on est jeunes.» souffla-t-elle, légèrement exaspérée.

    Elle pourrait parier que Nobuo était le genre de garçon à ne jamais sécher un seul cours avant de l’avoir rencontré, ou bien à n’avoir jamais causé de problèmes. Il ne sortait surement pas beaucoup, enfin maintenant qu’il devait la suivre, il avait du exploser son quotas de sortie pour au moins deux ans. Rah, il était bien trop sage, ça l’agaçait. Elle était sure que son père avait fait exprès de lui coller Nobuo, il avait du se renseigner sur lui avant de lui proposer ce marché et avait du voir qu’il était tout le contraire de sa fêtarde de fille. Il ne pensait tout de même qu’elle allait changer à son approche, enfin pour le moment, ça ne marchait pas en tout cas. Elle ne fit même pas attention aux quelques mots qu’il prononça par la suite, bien trop concentrée sur son téléphone. Elle envoyait quelques mails à des filles qui devaient absolument venir ce soir. Tss, elles étaient toutes ravies, en même tant, se faire inviter par Hisae Tomoeda, il fallait être fou pour ne pas accepter. La jeune femme n’accorda pas une seule attention au jeune homme à ses côtés … Sauf quand il freina brutalement en plein milieu du chemin. Son téléphone venait de tomber par terre et encore sous le choc de cet arrêt, elle ne dit pas un seul mot quand il se gara rapidement sur le bas côté. Non, elle ne disait rien, de toute façon, il venait de commencer à parler.

    Dire qu’elle était choquée serait … un euphémisme. Jamais. Jamais personne n’avait osé lui parler comme ça. Mais vraiment personne. Son frère ou même Satoshi la traitaient de chieuse de temps à autre, mais c’était tout. Personne ne lui avait jamais parlé sur ton, ni même balancé tout ce qu’il pensait comme ça. Elle ne savait même plus quoi dire, tout s’embrouillait dans sa tête. D’une part, elle venait de le haïr comme jamais, non pas parce qu’il venait de lui tenir tête, non pas pour ça, parce qu’il venait tout simplement de lui rappeler qui elle était devenue. Il venait de la descendre en flèche, comme avait fait ses « amies » de collège. De l’autre côté, elle ressentait tout autre chose. Il venait de lui tenir tête…. Il venait de lui tenir tête. Elle n’en revenait pas, alors il pouvait aussi s’énerver. Elle se surprit même à penser qu’il était encore plus sexy quand il était en colère, mais là, n’était pas la question. Elle venait de se faire démonter par son garde du corps et rien que de repenser à tout ce qu’il venait de dire, elle en avait les larmes aux yeux. Oh mon dieu, ne pas pleurer, ne pas pleurer. Sauf que sa lèvre inférieure trembla et elle se retourna rapidement vers la vitre. Elle ne voulait pas qu’il la voit faible, non il n’avait pas le droit. Elle n’avait pas le droit de se montrer comme ça. Est-ce que chez les Yakuza on pleure parce qu’on se reçoit des vérités en pleine figure ? Non. Alors il fallait qu’elle fasse de même. Sauf qu’elle n’était pas réellement un Yakuza, elle faisait juste partie d’une famille de Yakuza, elle n’était pas comme eux. Elle était faible comparée à son frère ou Haruto. Elle tenta de dire quelque chose, mais le seul son qui sortie de ses lèvres fut : « … Je … » Et c’est tout. Parce qu’ensuite, elle dut agripper violement son bras afin que la douleur que pouvait provoquer ses ongles l’empêche de pleurer devant lui. Ça n’empêcha pas une larme de rouler sur sa joue. Elle se tut pendant tout le reste du voyage, choquée et blessée.

    Elle ne s’était jamais vraiment rendu compte qu’elle ait pu autant le blesser. Après tout, elle se fichait bien de qu’il pouvait faire ou de ce qu’il pouvait faire lorsqu’elle l’appelait, enfin ça ne l’intéressait pas, parce qu’elle avait tellement l’habitude de ne pas s’intéresser réellement aux autres. Alors son garde du corps, qui n’avait pas l’habitude de ce monde de brutes que pouvait être le monde des riches, n’appréciait pas son attitude et il venait de bien lui faire comprendre. Elle shouta dans quelque chose alors qu’elle se redressait sur son siège, son portable. Elle se pencha et l’attrapa, elle resta un instant à regarder la marque de ses ongles sur son avant-bras avant de ranger son téléphone dans sa poche, ne se souciant pas d’avoir 3 nouveaux messages. Elle tenta de se ressaisir et releva la tête, regardant vers l’extérieur, elle n’osait même pas le regarder. Il avait été cassant avec elle, surement autant qu’elle l’était avec lui, sauf qu’elle, c’était régulièrement, pour ne pas dire à chaque fois qu’elle le voyait. Alors ça faisait si mal que ça ? Elle ne pouvait même pas imaginer ce que pouvait ressentir Nobuo à chaque fois qu’elle le rabaissait, maintenant elle voyait les choses différemment, elle avait toujours pensé qu’il faisait obstruction de ce qu’elle lui disait, pas qu’il retenait tout et qu’il avait de la rancœur envers elle.

    Arrivés au centre commercial, elle se dirigea vers l’intérieur du gigantesque bâtiment, à la recherche d’une boutique qui pourrait l’aider à oublier. Oublier qu’elle avait été faible pendant quelques instants, qu’elle n’avait été qu’une garce avec lui. Elle commençait à regretter et à se remettre en question, chose très rare chez elle. Trouvant chaussure à son pied, elle rentra dans un magasin et s’affaira à trouver des affaires qui lui plaisaient, les donnant, enfin jetant à Nobuo afin de ne pas s’encombrer. D’ailleurs, son attitude lui retourna en pleine figure, elle agissait encore méchamment avec lui. Mais elle l’avait été depuis tellement longtemps que tout ça n’était que des habitudes maintenant. Se dirigeant vers le rayon pour homme, elle trouva pas mal d’affaires qui pourraient convenir au jeune homme, elle tenta de se mémoriser du style de fringues que portaient les mecs qu’elle croisait à des soirées. Quand il reprit la parole, elle se tourna enfin vers lui. Il avait l’air de s’être calmé, elle hocha doucement la tête et trouvant qu’elle avait pris assez de vêtements pour eux deux, se dirigea vers le salon d’essayage. Ici, les salons étaient privatisées et chaque client pouvait demander ce qu’il voulait aux vendeuses, elles leur apportaient. Elle attrapa ses vêtements et les accrocha dans une des deux cabines. Alors qu’elle allait tirer le rideau, elle se retourna vers son garde du corps.

    « Tu essaye aussi, hein ? Je veux voir ce que ça donne. » souffla-t-elle, doucement.

    Tirant le rideau, elle s’appuya contre le miroir en fermant les yeux. Elle était encore sous le choc de ce qu’il lui avait dit, elle soupira et se retourna. Un peu de son mascara avait coulé, elle passa son doigt dessus, étouffant la marque et attrapa le premier vêtement qui lui passa sous la main. Une robe bleu, avec des touches de rose par ci et là. Elle se déshabilla et l’enfila, se tournant dos au miroir, fermant la fermeture. Rah, elle n’arrivait pas à atteindre le bout. Bon, elle sortie de la cabine et remarqua qu’aucune vendeuse n’était là. Tant mieux, elle n’avait pas besoin de lèche pour aujourd’hui.

    « Nobuo, tu peux m’aider s’il te plait ? Je n’arrive pas à fermer ma robe jusqu’en haut. »

    Elle attendit patiemment qu’il sorte, remarquant dans le miroir avec lassitude, sa petite taille sans ses talons. Alors qu’il sortit enfin, elle lui montra d’un signe de main la fermeture. Elle ne concentra pas tout de suite sur comment il était habillé. Non, elle avait envie de lui poser une question, alors maintenant qu’il lui avait tout dit, autant faire de cette journée, la journée vérité.

    « Pourquoi est-ce que tu m’as suivi ce soir-là ? » demande-t-elle tout simplement, autant ne pas compliquer sa question avec trop de détails. Elle l’observa dans le miroir, cette fois-ci, elle ferait attention à ses réactions. Elle allait essayer d’être plus sympa avec lui, il n’avait en effet pas mérité qu’elle le traite de cette façon, même s’il était payé.


    H.J : OMG, je suis désolée, je t’ai fais un roman là, trois pages word xD Désolée pour le retard et j’espère que ça t’iras, n’hésite pas à me le dire sinon ~

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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Ven 06 Avr 2012, 9:50 am

Tout était allé plutôt vite. Lui qui était d’ordinaire si calme et neutre, avait fini par exploser devant la personne qu’il devait surveiller. Les parents de Nobuo lui avaient toujours appris à ne pas trop réagir face aux gens blessants, et que l’indifférence était le pire des mépris. C’était en partie pour cela que, depuis qu’il était devenu le garde-du-corps de Tomoeda Hisae, il n’avait jamais vraiment relevé ou dit quoi que ce soit à chaque fois que celle-ci lui disait ses quatre vérités, l’assommait de répliques cinglantes, ou encore le critiquait ouvertement sur des choses un peu injustes. Jusque-là, aveuglé par ses sentiments pour elle, et motivé par les conseils de ses parents, il s’était toujours contenu, préférant jouer la carte de l’indifférence totale, effectuant sa besogne sans rechigner pour ne pas avoir papa Tomoeda sur le dos. Nobuo n’était pas ce genre de garçon à chercher les ennuis volontairement pour pimenter son existence. Dans un sens, Hisae avait raison lorsqu’elle disait qu’il était vraiment banal et vieux-jeu, ne profitant pas de sa jeunesse, s’enfermant dans ses études. Elle n’avait pas tort de lui dire qu’il était plutôt monotone avec sa vie bien rangée et sans vague. Il savait pertinemment tout cela, mais il avait toujours vécu ainsi, travaillant pour satisfaire ses parents. La jeune princesse ne pouvait pas comprendre ce sentiment de devoir trimer comme un fou pour n’avoir au final pas grand-chose ; née avec une cuillère en argent dans la bouche, elle n’avait jamais vraiment eu à lever le petit doigt pour obtenir ce qu’elle désirait, son père lui donnait sûrement tout, c’était souvent ce qui se passait dans les familles aux revenus aisées. Il ne savait pas vraiment comment cela se passait dans une famille de Yakuza mais Hisae ne semblait manquer de rien, au point que son père avait fourni une voiture bien classe à son garde-du-corps pour ne pas que sa fille soit conduite dans un tas de ferraille. Elle ne pouvait pas comprendre ce que c’était de travailler dur pour un rêve, avoir un avenir. Elle ne savait pas ce que c’était de devoir faire des efforts pour se faire une microscopique place dans cette foutue société de consommation … Non, et elle n’était même pas capable de se mettre à sa place ne serait-ce que cinq petites minutes. La preuve en images, elle venait encore de lui balancer une pique en disant que ce n’était pas si grave de rater des cours, et qu’il irait demain. Et demain était un jour de congé et il n’y avait pas cours. Réfléchissait-elle avant de parler ? Visiblement non, la priorité de cette fille étant de cracher son venin sur la pauvre victime qui se trouvait le plus près d’elle, en l’occurrence, Nobuo. Mais s’il continuait de manquer les cours comme ça, il ne réussirait pas son année et contrairement à elle qui sans lever le petit doigt, pouvait obtenir ce qu’elle voulait, lui avait besoin de diplômes afin d’avoir un métier digne de ce nom plus tard et ne pas finir caissier dans un combini pour payer la retraite de ses parents. Il n’avait pas envie d’échouer. « Je ne sais pas si tu te rends compte que moi, si je sèche les cours et rate mon diplôme, contrairement à toi, je n’ai aucun avenir qui s’offrira à moi. ».

Malheureusement pour elle, Hisae venait de verser la goutte qui fit déborder le vase de patience de Nobuo. Il avait craqué, rompu la promesse faite à ses parents de ne pas s’énerver face à des gens blessants et qui surtout n’en valaient pas la peine. Mais justement, n’en valait-elle pas la peine, cette princesse, aux yeux du jeune homme ? S’il ne se sentait pas un minimum attaché à elle, il aurait sans doute passé son chemin et ignoré une fois de plus ses propos sournois ? Mais au final, n’était-ce pas parce que c’était le fait que ce soit Hisae qui prononce ces paroles blessantes qu’il se sentait offusqué ? N’avait-il pas plutôt envie que la jeune femme lui adresse des paroles réconfortantes et gentilles ? Qu’elle sourit naturellement en sa présence ? Etait-ce seulement possible ? Il n’en savait rien. En attendant, il avait craqué, et lui avait balancé tout ce qu’il avait sur le cœur. Comme elle, il n’y était pas allé avec le dos de la cuillère, et n’avait pas hésité à employer le même ton sec et cassant qu’elle, quitte à la déstabiliser. Bien sûr qu’elle n’aurait pas l’habitude de se faire remonter les bretelles de la sorte par son pitoyable garde-du-corps qu’elle considérait sans doute comme pire qu’une descente de lit. Il lui avait dit des choses pas très faciles à entendre, mais il s’était dit que s’il pouvait toucher ne serait-ce qu’un peu son cœur qui ressemblait à un rocher aiguisé plus qu’à un organe vital, il aurait au moins atteint son but. Avec un ton aussi brusque que celui qu’il avait employé, il espérait ne serait-ce qu’un peu toucher Hisae, lui faire comprendre ce qu’elle lui faisait endurer au quotidien, ce qu’il encaissait sans rien dire pour ne pas porter atteinte à la petite princesse qu’elle était. Il ne savait même pas si cela ferait effet, si elle changerait d’attitude. Mais il aurait essayé. Pour la première fois, il aurait été franc et honnête avec elle, lui disant qu’il en avait assez de tout cela. Pour une fois.

Finalement, elle eut bel et bien une réaction. Elle tourna vivement la tête vers la vitre sans répondre, comme pour se cacher. Malheureusement pour elle, Nobuo voyait son reflet sur la vitre en question et put voir une larme perler au coin de son œil. Elle pouvait donc pleurer, elle qui semblait faite uniquement de marbre ? Il se sentit quand même un peu coupable de l’apparition de cette larme. En ce moment très précis il fut violemment mitigé entre poser une main compatissante sur son épaule, ou même s’excuser, la prendre dans ses bras, et ne rien faire. Il finit par choisir la seconde solution. Si, juste après avoir réussi à s’exprimer, il redevenait le faible Nobuo qui se soumettait aux caprices de sa princesse blessée, il aurait tout perdu, et surtout sa crédibilité. Il fallait qu’il la laisse encaisser le coup sans lui servir de tampon ou de coussin. Il fallait qu’il résiste à l’envie de sécher cette larme qui commençait à rouler sur sa joue. Vraiment. Il se faisait violence, appuyant fortement ses mains sur le volant jusqu’à ce que ses phalanges blanchissent. Et puis finalement, il avait redémarré la voiture. Elle n’avait rien répondu, mais il n’avait pas pu passer à côté de son geste où elle avait enfoncé ses ongles dans son bras pour s’empêcher de pleurer. Il voyait la marque laissée par ses ongles manucurés sur son bras et tenta de ne rien dire, faire comme s’il n’avait rien vu. Ce n’était pas facile, mais il fallait lui laisser le temps de réfléchir à ses actes passés et présents, voir si elle était capable de se remettre en question ou non. Il en doutait un peu, mais ce n’était pas terrible de ne pas faire confiance à quelqu’un. Le problème, c’est qu’on n’avait pas vraiment envie de faire confiance à quelqu’un comme Hisae dans les conditions où Nobuo la côtoyait. Mais il y croyait quand même un peu, il voulait croire que ce coup de gueule pourrait faire changer quelque chose dans son attitude. Elle avait également ramassé son portable qu’elle avait fait malencontreusement tomber quand Nobuo avait freiné brusquement un peu plus tôt, et n’y avait même pas jeté un regard avant de le fourrer dans son sac à main. Un peu de progrès ? On verrait bien … En cas, il avait redémarré et se dirigeait vers ledit centre commercial.

Une fois sur place, Hisae l’avait vite semé et il l’avait rattrapé d’un pas légèrement traînant. Il n’avait pas très envie de la suivre après ce qu’il lui avait dit un peu plus tôt mais il se devait de le faire, c’était son métier après tout ! Il avait donc fini par la rejoindre et déjà elle s’engouffrait dans une boutique de luxe. Elle savait où elle allait, c’était quand même l’un de ses atouts. Elle ne passait pas des heures à tergiverser pour savoir dans quel magasin elle irait en premier. Elle avait une idée précise de ce qu’elle cherchait. Il l’avait donc suivie à l’intérieur du magasin et elle n’avait pas tardé à se servir de lui comme d’un porte-manteau, lui donnant des piles de fringues à porter jusqu’aux cabines d’essayage. Elle était également passée par le rayon masculin pour prendre des vêtements pour lui. Il avait grimacé en voyant tout ce qu’elle avait pris pour lui, il ne tenait pas spécialement à se faire entretenir par la famille Tomoeda ! Surtout que s’il rentrait chez lui avec des sacs de cette boutique de luxe, ses parents risquaient de l’assommer de questions … Il laisserait sûrement les sacs dans la voiture qui elle-même serait comme d’ordinaire garée trois ou quatre rues après sa maison. Mais bon, il n’avait pas le choix !
Arrivés près des cabines d’essayage privées, Hisae récupéra ses tenues et laissa les siennes à Nobuo, en lui intimant d’essayer aussi. Elle lui avait demandé sur un ton calme et moins cassant que d’habitude, il en était tout retourné. Soupirant, il acquiesça et attendit qu’elle ferme la porte de sa cabine avant de s’engouffrer dans celle qui lui était adjacente. Accrochant les vêtements sur les barres prévues à cet effet, il commença à retirer son T-shirt d’une banalité affligeante pour essayer une chemise très cintrée, d’un blanc immaculé. Il avait bien quelques chemises chez lui, mais soit c’était les anciennes de son père, soit elles avaient été achetés dans une petite boutique bon marché. Et il ne les mettait qu’à de rares occasions pour ne pas les salir ou les abîmer, comme dans les mariages ou les enterrements, et bientôt dans les entretiens d’embauche. Mais là, elle lui avait mis dans le lot cette belle chemise bien coûteuse et surtout bien coupée. Il la trouvait jolie, mais pour le coup, elle n’allait pas du tout avec le vieux jean délavé et usé qu’il portait. Elle était bien trop classe pour cela.

Il allait enlever son jean pour essayer le pantalon qu’elle lui avait choisi quand il entendit la voix d’Hisae retentir dans ses oreilles. Elle lui demandait de venir l’aider à fermer sa robe. Il avait rêvé, ou elle lui avait vraiment parlé gentiment en ajoutant même un « s’il te plaît » ? Il avait réussi alors, il l’avait mouchée et elle faisait plus attention à ce qu’elle lui disait avant de l’envoyer paître ? Il avait du mal à y croire, et pourtant … « J’arrive. ». Ce n’était pas le moment qu’il fasse sa mauvaise tête, elle était en train d’essayer de faire des efforts avec lui. Alors il posa le pantalon qu’il tenait en main et reboutonna son jean et sortit, complètement mal assorti, avec sa chemise classieuse et son jean dépassé. Il retint une exclamation quand il la vit, et tenta de rester neutre tandis que tous ses sens s’étaient mis en alerte. Elle avait enfilé une jolie petite robe bleue et rose, ni trop longue ni trop courte, ni trop austère ni trop provocante, qui lui allait très bien au teint. Elle était vraiment très jolie dans cette tenue, et il dut se faire violence pour ne pas montrer à quel point il était ébloui par son charme naturel. Surtout qu’il allait devoir toucher sa peau pour fermer sa robe … Déglutissant discrètement, il se plaça derrière elle et mit un moment avant de poser sa main sur son dos pour tenir la robe et de s’emparer de la fermeture Eclair de l’autre. Il tira doucement vers le haut pour refermer la robe, très concentré. Mais au final il passait plus de temps à observer comme un benêt la peau blanche de son cou qu’autre chose. Il fallait vraiment qu’il stoppe ses pulsions, si elle se rendait compte de quelque chose avec lui il aurait l’air fin … Il ne fallait pas qu’elle sache à quel point elle lui plaisait, depuis le début, il n’avait pas le droit de poser les yeux sur elle. Ils n’étaient pas du même monde. Et elle ne l’aimait pas du tout. Pourtant, elle semblait plus douce … Etait-ce pour ça qu’il était en train de ravaler sa rancœur ?

Et la question tomba. Depuis qu’il travaillait pour les Tomoeda, elle n’avait jamais pris la peine de lui poser cette question. Alors pourquoi si subitement ? Il déglutit. Il restait derrière elle, espérant qu’elle ne verrait pas que ses joues étaient en train de se teinter d’une légère couleur rosée. Mais elle allait sans doute voir son reflet dans le miroir, et il serait démasqué directement … Que devait-il dire ? Qu’il l’avait suivi parce qu’il était amoureux d’elle et s’était inquiété pour elle quand il l’avait vue monter dans la voiture ? Tsh, autant lui faire ses aveux directement. Mais le fait qu’il s’inquiète pour elle était-il un motif valable pour un simple camarade de classe ? Que devait-il faire …. Et finalement, les mots qui sortirent furent les suivants : « Je t’ai aperçue quand je suis sorti de la fac pour rentrer chez moi, et tu rentrais dans une voiture étrange … Je ne savais pas à l’époque que tu étais issue d’une famille aisée et j’ai cru que tu te faisais enlever. C’était très con, comme réaction. ». Il marqua une pause, et reprit : « Au final je t’ai suivi, ai surpris ta conversation avec ton chauffeur et ai compris la situation. Je me suis senti bête, j’ai voulu partir, mais ton chauffeur m’a vu, me prenant pour un intrus. La suite, tu la connais. ». Même s’il avait avoué la raison, il se demandait toujours pourquoi elle voulait savoir cela. Quel intérêt cela avait-il pour elle ? …

HJ – je cris que je te l’ai bien rendu avec 2348 mots =P J’adore ce rp ♥
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Ven 27 Avr 2012, 8:09 pm


    Pianotant à une vitesse folle sur son téléphone, l’habitude et l’expérience sans doute, la jeune fille échangeait texto sur texto à l’une de ses amies. Une vraie, une de celles qui la connaissait depuis toute petite. Etant dans la même filière à la fac, elle s’ennuyait en amphi et préférait converser avec Hisae. Leur sujet du jour concernait la relation entre Nobuo et la jeune héritière. Cette dernière n’avait en effet rien dit sur la vraie nature de la relation, même pas à son amie, seul Satoshi le savait et elle savait que le jeune homme n’en soufflerait pas un mot. Donc pour son amie et pour tous les autres, ils étaient ensemble malgré le caractère dit volage de la demoiselle. En effet, on pourrait se demander pourquoi et surtout comment personne ne remarquait qu’ils agissaient plutôt bizarrement quand ils étaient ensemble. Hisae était toujours à coller le premier mec riche et beau qu’elle voyait et Nobuo ne réagissait pas, maitrisant à la perfection l’attitude je-m’en-foutiste. Mais bon, tant que cette couverture marchait, elle n’allait pas en changer. Et puis si jamais quelqu’un pose une question fâcheuse à propos de leur faux-couple, elle dirait à son garde du corps de s’en débarrasser à la manière des Yakuza …. Joke. Elle dira tout simplement qu’ils sont sex friends, à ce qui parait c’était la nouvelle mode maintenant, alors cela pourrait être tout à fait probable. Et puis cela fera encore plus parler d’elle, elle adorait ça, toute cette attention portée sur elle. Pour en revenir au sujet initiale, Hisae tentait de calmer la curiosité de son amie, elle avait déjà entendu à des soirées qu’ils étaient assez mal assortie, surtout venant des jeunes hommes avec qui elle restait lors des soirées. La jeune femme les laissait dire, les compliments n’étaient que pour elle, elle se fichait de ce qu’ils pouvaient dire sur le jeune homme, on le lui avait imposé, elle ne voulait pas qu’il soit là, au moins c’était clair. Elle ne s’était jamais mise à sa place, à ce qu’il pouvait ressentir en étant à l’écart et en voyant sa pseudo petite-ami se faire charmer par des mecs riches et bien mieux habillés. Elle n’en avait rien à faire tout simplement. On ne l’avait jamais mise à l’écart de quoi que ce soit, hormis les discussions de famille concernant leurs stupides affaires de truands, comme elle les appelait. Ça par contre, elle n’y avait jamais participé et c’était tant mieux, autant vivre comme une autruche, la tête dans le sable, ignorant les alentours et ne se concentrant que sur sa personne. Elle avait toujours mieux vécut ainsi, avait toujours vécut ainsi d’ailleurs serait plus correcte et elle ne voulait pas changer de mode de vie. Cela ne dérangeait personne. Ni sa famille, ni ses amis. Et ni Nobuo apparemment, vu qu’il ne disait rien. Il ne disait même jamais rien, c’était bien ça le problème, elle était tombée sur le type le moins bavard au monde. Il aurait été muet que cela n’aurait sans doute fait aucune différence. Et puis, elle avait beau lui gueulé dessus, rien du tout non plus. Ce n’est pas qu’elle aimait qu’on lui tienne tête, enfin si, ça l’amusait de temps en temps, mais elle espérait qu’il n’allait pas rester comme ça toute sa vie, parce qu’il était bien parti pour les emmener tous les deux en maison de retraite à l’âge de 30 ans vu cette impression d’ennui qu’il dégageait. À force, elle serait aussi amorphe que lui.

    Elle tendit l’oreille alors que le jeune homme reprenait la parole, tout en écrivant sur son téléphone. Ses dernières paroles la firent tilter. Pardon ? Elle releva la tête de son téléphone. Est-ce qu’il venait d’insinuer qu’elle aurait juste besoin de claquer des doigts ou d’aller demander à son père de lui obtenir son diplôme afin qu’elle obtienne sa licence de littérature. Parce qu’il croyait vraiment que ça se passait comme ça ? Que chez les riches ont obtient réellement tout ce qu’on veut ? Qu’elle aurait juste à demander à son père de lui trouver un boulot bien payé ensuite ? Elle pouvait toujours rêver, son père lui fournissait l’argent et c’est tout. D’accord, elle aura peut-être un coup de piston … en fait, oui, elle trouverait sans doute plus facilement un boulot que lui. Elle se tut. Elle avait failli lui gueuler dessus et passer pour une idiote. De toute façon, elle l’aurait rembarré si son garde du corps le lui avait fait remarquer par la suite. Hisae marmonna juste quelques mots en retournant à son téléphone.

    « Ce n’est pas les quelques cours que tu sèches qui vont te faire louper ton diplôme…. » Venant tout juste de trouver un nouveau moyen de le torturer un peu, elle rajouta. « Et puis qui sait, tu resteras peut-être garde du corps toute ta vie, alors tu auras toujours un boulot. »

    Haha, elle se retient de ne pas retourner la tête pour voir celle que faisait le jeune homme à l’instant. Il devait surement être très content d’apprendre ça. Être le garde du corps d’Hisae Tomoeda durant le reste de sa vie, ou du moins jusqu’à ce qu’il tienne encore debout, le rêve. Enfin, ça pouvait très bien être possible et envisageable ; elle connaissait les gardes du corps de son père depuis qu’elle était gamine, de temps en temps, il y avait des nouveaux, mais certains étaient là depuis pas mal de temps. Enfin, elle espérait qu’il change un peu alors, qu’il se dévergonde ne serait-ce qu’un tant soit peu et qu’il s’amuse. Ou juste qu’il soit content d’être avec elle, elle connaissait pas mal de mecs qui seraient ravies de la suivre tous les jours comme ça. C’est vrai, qu’est-ce qu’il avait à faire la tête comme ça ?

    Au final, elle l’avait eu sa réponse. Elle qui se plaignait du manque de réaction et du manque de parole de Nobup, elle avait été servie. Il n’avait pas adopté le ton le plus gentil et aimable qu’il soit et avait balancé tout ce qu’il pensait d’elle sur un ton plus que sec. Elle n’avait pas du tout l’habitude, ça oui. Même son père ne lui avait jamais gueulé dessus de cette manière et pourtant il en avait eu l’occasion, une bonne centaine de fois, vu les nombreuses déviances de sa fille. Et pourtant, il ne l’avait jamais fait, avait passé outre et lui avait redonné de l’argent pour qu’elle recommence. Au final, il le faisait peut-être parce qu’il n’avait rien d’autre à lui offrir, elle savait que son père l’aimait … mais à sa façon. Et puis l’argent et la liberté de faire ce qu’elle voulait, quoi de mieux pour oublier l’absence de sa mère, pensait-il sans doute. Bref. Si elle avait pu aller se réfugier aussitôt dans sa chambre ou dans un endroit clos, toute seule, elle aurait sans doute pleuré. Parce qu’elle savait que c’était vrai et parce qu’elle venait de ressentir et surtout de comprendre ce qu’il avait bien pu ressentir pendant ces quelques mois où il travaillait pour elle. Ah c’est sûr que la vie qu’elle menait semblait moins glorieuse de son point de vue. Elle avait tellement l’habitude d’entendre que sa vie était vraiment une vie de rêve qu’elle n’avait jamais pensé autrement. Et là, il y avait lui. Lui qui disait qu’elle n’était qu’une gamine pourrie gâtée, langue de vipère et égoïste. C’est ce qu’elle avait compris en tout cas et ça faisait mal, oui. Elle avait eu envie de le frapper sur le coup. Qu’est-ce qui lui prenait de lui parler comme ça, lui qui n’était qu’un garde du corps, qu’un banal mec de la classe moyenne qui ne savait pas s’habiller, ni se comporter devant la haute société. Mais elle n’en avait rien fait, pas la force et surtout, il lui avait sapé le moral. Elle s’était soudainement sentie inférieur à lui, chose qui ne lui était jamais arrivée. Déglutissant difficilement, elle glissa ses doigts sur les marques de ses ongles sur ses bras machinalement, regardant par la fenêtre, laissant cette larme glisser le long de sa joue et tomber sur son jean. Cela ne servait à rien de l’arrêter, sinon il risquerait d’y en avoir une autre et encore une autre et pour finir, elle pleurerait. Les seuls qui l’avaient vu faible étaient son meilleur ami et les murs de sa chambre. Et maintenant Nobuo, enfin il n’avait vu que la partie non-immergée de l’iceberg. Apercevant le centre commercial, elle secoua légèrement la tête et se concentra sur les magasins qui lui ouvriraient les bras une fois qu’elle serait entrée. Elle oublierait pour le moment et pleurerait ce soir sans doute, ressassant.

    Le magasin de luxe dans lequel elle était rentrée remplissait très bien ses attentes. Elle oubliait et se plongeait dans la recherche de vêtements tout aussi beaux les uns que les autres, tout aussi chers aussi, mais ça, elle ne regardait pour ainsi dire jamais les prix. Ayant pris autant pour elle que pour le jeune homme, elle se dirigea vers les cabines avec Nobuo derrière elle, chancelant un peu. Elle repensait à toutes les fois où elle avait vraiment été méchante avec lui et en fait, elle se rendait compte que c’était toujours. Jamais il n’y avait eu une seule fois où elle lui avait parlé gentiment. Elle ne lui avait jamais demandé son avis quand elle sortait. Ce qu’il lui avait dit sur le fait que s’il séchait des cours reviendraient à louper son diplôme lui revenait. C’est vrai qu’elle lui imposait absolument toutes ses sorties que ce soit le jour ou la nuit sans se soucier de savoir s’il avait des projets, des devoirs à faire ou autre. Il n’avait pas souvent, pour ne pas dire jamais, de journée libre, de repos. C’est pour ça que sa voix fut plus calme quand elle lui demanda d’essayer les vêtements qu'elle avait pris pour lui, plongée dans ses pensées. La robe qu’elle enfila lui changea les idées, elle était vraiment jolie, elle allait surement l’acheter, mais déjà, il fallait qu’elle l’attache correctement et pour ça, l’aide du jeune homme ne serait pas de refus. Sortant donc de la cabine, elle l’appela doucement, pas la peine de crier ou même de hausser la voix, elle ne voulait pas alerter une vendeuse qui se pointerait à coup sûr, et puis il était juste à côté. Face au miroir, la jeune femme entendit sa voix retentir et attendit quelques secondes avant que le rideau ne s’ouvre, le laissant sortir. Elle le laissa aller derrière elle, frissonnant légèrement quand elle sentie la main de Nobuo se poser sur son dos malgré le fait que sa main ne soit pas froide.

    « Merci » dit-elle en lui souriant gentiment, une première, elle avait tenté et franchement, elle avait trouvé ça beaucoup mieux que de lui gueuler dessus. C’était reposant en fait. « Alors, je suis comment ? Elle me va bien ? » Deux avis valent mieux qu’un, surtout un avis masculin.

    Elle se tourna un peu, afin de voir comment la robe tombait derrière et fut ravie du résultat, mais elle attendit tout de même l’avis de son garde du corps et en profita pour poser au jeune homme la question qui lui brulait les lèvres depuis tout à l’heure. La jeune femme ne fit aucun commentaire lorsqu’elle remarqua que sa question venait de faire rougir légèrement le jeune homme. Eh bien, la raison était si bête pour qu’il réagisse comme ça ? Elle l’écouta attentivement alors qu’il lui répondait. Oh. Elle ne put s’empêcher de sourire. Se faire enlever ? Enfin c’est vrai que quand on connaissait sa famille, cela aurait très bien pu être le cas, mais comme il n’en savait rien, c’était plutôt marrant. Mais il n’y avait pas que ça, il l’avait suivi pensant qu’elle était enlevée, donc cela aurait pu être dangereux, mais il l’avait quand même fait alors qu’il ne la connaissait pas tant que ça. C’était plutôt gentil comme réaction … un peu démesurée, mais vraiment gentil.

    « Et tu n’as pas pensé une seconde au fait que cela aurait pu être dangereux pour toi si jamais je m’étais vraiment fait enlevée ? » Elle se tut quelques instants avant de reprendre. « Ce n’est pas con du tout … c’est assez incroyable en fait, on était que simple camarade de classe, je ne t’avais jamais parlé et tu m’as quand même suivi en pensant que j’étais en danger. Je ne connais pas beaucoup de personne qui aurait fait la même chose, surtout pour une simple connaissance. C’est courageux de ta part. Tu n’as pas du tout à te sentir bête, c’est sans doute l’acte le plus gentil et sincère que l’on ait fait pour moi.» souffla-t-elle.

    Ça lui faisait un peu penser à un conte de fée. Genre, le prince charmant des temps modernes qui vient sauver la princesse qui se fait enlever par le méchant de l’histoire. Reportant son attention sur Nobuo, elle remarqua enfin les vêtements qu’il avait sur le dos et ne put retenir les quelques mots qui franchissaient déjà ses lèvres. « Oh mon dieu Nobuo. » Elle se retourna vers lui pour constater un peu mieux les dégâts et se retint de grimacer. « Dis-moi que tu comptais mettre un autre pantalon » souffla-t-elle, s’adressant un peu plus à elle-même qu’au jeune homme. Relevant un peu la tête, se maudissant de ne pas avoir mis de talons, elle se mit sur la pointe des pieds, s’appuyant légèrement contre le jeune homme afin de ne pas tomber, déboutonna de deux boutons la chemise qu’il portait et rabaissa un peu le col. « Voilà, déjà ça. » Elle se rabaissa et se dirigea vers la cabine qu’occupait son garde du corps, jeta un coup d’œil rapide et attrapa un pantalon noir. Elle lui mit entre les mains en souriant « Essaye celui-là, il devrait convenir avec la chemise. » avant de le pousser légèrement vers l’intérieur de la cabine. Elle attendit qu’il referme le rideau avant de se tourner vers un étalage de chaussure qui se trouvait juste à côté des cabines. Elle regarda l’ensemble pendant quelques secondes avant d’attraper une paire… enfin de tenter d’attraper une paire qui était tout en haut de la pyramide de boîtes. Décidément. Elle s’assit sur l’une des boîtes du bas et attendit que Nobuo sorte de la cabine. Pourquoi Dieu l’avait fait si petite, elle fixa le sol avant d’entendre le rideau de la cabine s’ouvrir. « Ah Nobuo, tu pourrais m’attraper la boîte là-bas, s’il te plait ? Je suis trop petite, j’arrive pas à l’atteindre. » demande-t-elle, en lui montrant la boîte du doigt, avant de se relever et de voir ce que la tenue donne sur lui.

    h.j : le retour du roman xD j'espère que ça t'ira, j'ai fais en sorte d'agir et de parler assez pour que tu ais de quoi écrire ♥ rah je l'adore aussi ♥
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Lun 30 Avr 2012, 12:06 pm

Dans un sens, avoir dit ses quatre vérités à la jeune fille lui avait procuré un bien fou. C’était bien la première fois qu’il avait osé dire ce qu’il pensait de la situation à Hisae, malgré le fait qu’il ait misé son boulot, tout de même. Elle aurait très bien pu réagir autrement que ce qu’elle avait fait. Alors qu’elle était restée silencieuse et n’avait plus pipé mot jusqu’à leur entrée au centre commercial, elle aurait très bien pu lui hurler dessus en lui disant qu’elle le détestait et demander sa démission le soir-même à son père, qui avait tous les pouvoirs sur Nobuo. Pourtant, au vu de sa réaction réelle, le nippon était persuadée qu’elle n’en ferait rien, au contraire. Peut-être que maintenant que Nobuo avait montré qu’il n’était pas réduit au simple état de mollusque, elle le tolèrerait un peu plus en soirée ? Après tout, lui-même détestant ces soirées mondaines auxquelles elle participait quasiment au quotidien, il n’avait jamais vraiment fait d’efforts pour se comporter de façon à rester invisible, à sa place, sans la déranger. Non, car même s’il se tenait à l’écart, sa tenue plus que banale au milieu de toutes ces robes de soirée luxueuses et ces costumes trois pièces dernier cri, le ne faisait pas passer inaperçu. Et bien que le stratagème de faire croire à tout le monde qu’Hisae et Nobuo formaient un couple, aussi mal assorti soit-il, semblait fonctionner, cela n’empêchait pas de drôles de rumeurs de circuler au sein de la fac. Lui qui n’aimait pas se faire remarquer, depuis qu’il travaillait pour la famille Tomoeda, même si c’était officieux aux yeux des autres, était bien trop souvent au centre de l’attention. En effet, Hisae étant une fille plutôt jolie naturellement, elle était très convoitée par la gent masculine de leur petite fac publique, et nombreux se demandaient ce qu’une princesse comme elle fichait avec quelqu’un comme lui, qui faisait plutôt partie du décor. Nobuo s’habillait simplement, ses tenues étaient parfois démodées, il s’en fichait, le regard des autres lui importait peu après tout. Les seules personnes qu’il voulait rendre fiers de lui étaient ses parents, et il savait que ces derniers ne s’arrêtaient fort heureusement pas sur la tenue vestimentaire douteuse de leur fils. Enfin bref.

Désormais, les deux compagnons pour la journée avaient franchi les portes du centre commercial, et Hisae n’avait pas traîné la patte pour dénicher le magasin où elle ferait ses petites emplettes. Elle avait également l’intention de relooker son garde-du-corps, et avait donc soigneusement choisi une enseigne proposant des tenues mixtes. Rien que la devanture du magasin écoeurait Nobuo tellement elle était luxueuse. En plus, les regards des clients étaient posés sur les deux protagonistes, sans aucun doute parce qu’ils formaient vraiment un couple très mal assorti. Elle, raffinée, à la manucure parfaite, les jambes nettes et blanches, la peau clair, le visage serein et doux, les cheveux soyeux et bien coiffés … Et lui, complètement débraillé, les mains dans les poches, la démarche pas très classieuse, les cheveux un peu ébouriffés … Non, décidément, ils n’avaient rien en commun, et c’était bien pour cela que Nobuo s’était toujours bien gardé de lui révéler ses sentiments, même avant qu’il ne soit engagé comme garde-du-corps par le père Tomoeda. Imaginez le scandale. Non, honnêtement, il préférait ne même pas y penser. Cela lui faisait un peu froid dans le dos, en vérité.
Il préféra se concentrer sur toutes les piles de vêtements qu’elle était en train de lui jeter à la figure, parce que mine de rien elle était en train de se servir de lui comme d’un portemanteau. Retenant un soupir, il en avait largement assez fait pour les semaines à venir avec le sermon de tout à l’heure, il l’avait suivie docilement jusqu’aux cabines d’essayage. Elle lui avait demandé d’essayer des vêtements dans la cabine adjacente à la sienne et il était parti s’exécuter, tandis qu’elle faisait de même.

Pourtant, au bout de quelques minutes, la jeune fille l’avait interrompu dans ses essayages maladroits pour lui demander s’il pouvait venir fermer sa robe qu’elle n’arrivait pas à fermer d’elle-même. La fermeture Eclair devait se trouver dans le dos de la robe, comme la plupart des pièces classes. Il n’avait pas loupé le ton qu’elle avait employé pour lui formuler sa requête. Elle avait parlé d’un ton calme et posé, elle s’était montrée polie en finissant sa phrase d’un « s’il te plaît ». D’ordinaire, elle lui aboyait dessus, ou plutôt piaillait, parce que vu sa petite voix aiguë, cela ressemblait plus à un piaillement de canari qu’à un aboiement de bouledogue, si vous voyez le genre. Toujours est-il qu’elle s’était montrée sympathique avec lui et que c’était sans doute dû à l’affirmation de son caractère bien trempé un peu plus tôt. Les filles aimaient plus les hommes avec du caractère que les mollusques insignifiants, comme les hommes préféraient les femmes mûres et intelligentes que les pleurnichardes égocentriques et dépendantes de leur petit ami. Nobuo était tout de même ravi du résultat, car au final même s’il ne s’attendait pas à un tel changement, son énervement de tout à l’heure était en train de porter ses fruits. Il n’avait plus qu’à se montrer patient et peut-être qu’il verrait bientôt une flagrante évolution dans l’attitude d’Hisae vis-à-vis de lui.
Il était donc sorti de la cabine à moitié débraillé. Après tout elle avait quémandé son aide alors qu’il s’apprêtait à essayer le pantalon noir assorti avec la chemise bien classe qu’il venait d’enfiler et de boutonner. Du coup, il avait l’air d’un paysan avec sa tenue moitié classe, moitié délavée, avec son vieux jean usé et effiloché. Bon, c’était la mode urbaine c’est les jeunes, mais pas ceux de la classe bourgeoise, ah ça non.
Il avait retenu une exclamation de stupeur à la vue de la jeune fille dans sa robe d’essayage. Il n’avait pu s’empêcher de penser très fort qu’elle était vraiment sublime dans cette tenue, et il espérait de tout cœur que ce qu’il pensait en ce moment même n’était pas lisible sur son visage, parce que bonjour la crédibilité si c’était le cas ! Comme s’il avait le droit de poser les yeux sur la fille qu’il devait surveiller et protéger, elle était bien bonne celle-là !

Ah il avait galéré notre Nobuo pour lui fermer sa robe ! Pas qu’il soit un incapable ou que la fermeture Eclair soit dure à manipuler parce que le vêtement était neuf, non, pas du tout. Mais plutôt parce qu’il se sentait tellement gêné de toucher la peau blanche d’Hisae qui était resté statique pendant un instant, ne pouvant détourner son regard de la nuque de la jeune fille. Heureusement pour lui qu’il avait su se ressaisir à temps, avant que la jeune femme ne se doute de quelque chose, à vrai dire. Parce que sinon il aurait été dans de beaux draps. Elle le remercia, chose qu’elle n’avait pas l’habitude de lui dire. C’était sans doute d’ailleurs la première fois qu’il l’entendait prononcer ce genre de formules à son égard. Oh, elle lui avait peut-être dit merci quand il lui avait tenu la porte de la voiture, et encore, ce n’était pas sûr. Mais voilà, là ce simple mot venait de le marquer au fer blanc, et il resta perplexe. Elle faisait donc réellement des efforts. Elle lui avait par la suite demandé comment il la trouvait. Devait-il vraiment s’exprimer et laisser aller ses pensées ? Ou se contenir un peu et se contenter du strict minimum ? « Elle te va vraiment bien. Elle met ta peau claire en valeur, tu l’as bien choisie. En plus, elle a une jolie coupe. Franchement, je la trouve aussi classe que discrète, aussi belle que pas du tout provocante. Je … Elle te va bien. » Voilà ce qui était finalement sorti de la bouche du garde-du-corps encore tout gêné d’avoir sorti de genre de phrases. Ses joues avaient légèrement rosi en la complimentant et il espérait qu’elles reprendraient vite leur teinte naturelle. Parce qu’il se sentait vraiment ridicule pour le coup. M’enfin, il avait été honnête, n’avait pas sorti de phrases toutes faite pour éviter de montrer ce qu’il pensait réellement, il avait été sincère, et il espérait qu’Hisae ne ferai pas trop de remarques sur cela. Passons à autre chose, non ?

Mais toujours est-il qu’elle lui avait posé une question suspicieuse à laquelle il ne s’attendait pas, surtout dans un tel lieu. Ce genre de questions personnelles, on les posait dans des endroits plus discrets, non ? Mais bon, Hisae ne faisait jamais rien comme les autres, il ne pouvait pas lui enlever cela. Se tenant toujours derrière elle, sa main ayant fermé la robe venant de retomber mollement le long de son corps, il sentait qu’il rougissait de nouveau, et que la jeune fille pouvait très bien s’en rendre compte grâce au miroir devant lequel ils se tenaient actuellement. Il avait pourtant fini par s’exprimer, disant ce qui lui passait par la tête, omettant juste sur la vérité le fait qu’il avait des sentiments à son égard et que c’était ce qui l’avait poussé à la suivre ainsi. Après tout, s’il ne la connaissait que de vue, pourquoi l’aurait-il fait ? S’il n’était pas obnubilé par sa présence …
La réponse d’Hisae ne se fit pas attendre et surprit grandement Nobuo. Les premières paroles qu’elle prononça le firent réfléchir. En effet, il ne s’était à aucun moment posé cette question, il avait tout simplement suivi son instinct et avait pris son courage à deux mains pour appeler ce taxi et demander au chauffeur de suivre la voiture dans laquelle la jeune princesse s’était engouffrée. S’il avait pensé aux conséquences ne serait-ce qu’une seconde, il aurait été plus prudent, plus méfiant, et il ne serait pas le garde-du-corps de la jeune fille aujourd’hui. Cela n’aurait pas été plus mal, sa vie n’aurait pas été chamboulée comme elle l’était aujourd’hui désormais, mais d’un autre côté, il ne se serait jamais rapproché d’Hisae, n’aurait jamais pu lui parler et se serait contenté de continuer de la regarder de loin sans rien dire. Ce qu’elle lui dit par la suite le toucha. Elle lui avait dit que sa réaction n’était pas stupide, mais elle semblait quand même étonnée qu’il ait fait ça pour elle alors qu’ils ne s’étaient jamais parlé à l’époque, et qu’il l’avait suivie en la croyant en danger. Elle avait également ajouté que personne n’avait rien fait pour elle de la sorte. « Je … Je ne sais pas vraiment. Je te connaissais de vue par rapport aux cours, même si tu ne venais pas beaucoup, et j’ai été pris de court quand je t’ai vu rentrer dans cette voiture. Je ne sais pas si c’est courageux ou complètement démesuré, mais je l’ai fait, je le reconnais. Je n’ai pas du tout pensé aux conséquences, si j’y avais pensé je pense qu’aujourd’hui je ne serais pas ici en train d’essayer des tenues classes avec toi dans un magasin de luxe. ».

Et le moment « séquences émotions » prit fin assez brutalement, lorsqu’Hisae se rendit compte de l’accoutrement ridicule de Nobuo. Elle poussa une exclamation de surprise, et d’embarras en même temps. Elle ne tarda pas à lui demander s’il avait l’intention de mettre autre chose que ce jean délavé. Il n’eut même pas le temps de répliquer pour se justifier qu’elle s’était faufilée dans sa cabine pour ramener le pantalon noir qu’il avait prévu d’essayer tout à l’heure avant qu’elle ne l’interpelle pour fermer sa robe. Elle lui tendit le pantalon en lui sommant de l’essayer à la place de ce jean et le poussa presque dans la cabine. Il tira le rideau et, pendant qu’il était en train d’enlever son jean, il lança : « A la base j’avais prévu de l’essayer, mais tu m’as appelé pour ta robe, j’allais pas sortir en caleçon, si ? » Peut-être rirait-elle de sa blague après tout. Peut-être pas. En tout cas il se dépêcha de changer de bas et d’enfiler ce pantalon noir à la coupe droite. Avant de sortir montrer le résultat à Hisae, il se mira rapidement dans le miroir devant lui. Il sourit, c’est vrai que cette tenue lui donnait vraiment une autre allure. Il en imposait plus comme ça, il semblait plus confiant, plus posé, et plus classe et raffiné. Alors qu’au fond il était toujours le même, cet homme calme et discret, qui parlait peu et restait effacé vis-à-vis des autres. C’est fou ce que les vêtements pouvaient jouer sur l’image que vous donnez aux autres !
Ravi du résultat, il sortit de la cabine et ne trouva pas tout de suite la jeune fille. Ce n’est qu’en reconnaissant sa voix qu’il vit qu’elle se trouvait près d’une pile de boîte à chaussures et qu’elle semblait en difficulté pour attraper celles de son choix. Elle voulait la boite tout en haut de la pyramide. Il haussa les épaules, se dirigea vers elle et, amusé, tout en attrapant ladite boîte – alors qu’il n’était pas bien grand non plus, il dit : « Ah, il fallait que tu ailles choisir la plus haute quand même … ». Il lui tendit la boîte dans un sourire avant de se reculer un peu afin qu’elle observe le résultat de ses trouvailles sur lui. « Ca va, ça me donne pas trop un air de pingouin ? » demanda-t-il. Mine de rien, le courant passait un peu mieux entre eux deux depuis la gueulante de Nobuo un peu plus tôt. Ce n’était pas déplaisant, c’était même plus agréable de se parler comme ça, il préférait cette ambiance à ce dont il avait l’habitude. La gentillesse et la politesse lui convenaient toujours plus que la froideur et l’agressivité …

HJ – 2301 mots o/ j’ai baissé >w<
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MessageSujet: Re: And with a smile, please ! [pv Nobuo] Jeu 24 Mai 2012, 12:01 am

    Elle ne savait pas pourquoi elle s’était complètement couchée face à Nobuo. Tout ce qu’il lui avait dit, toutes ces vérités balancées comme ça, en pleine figure sans prendre de gants, elle aurait pu crier, l’engueuler. Oh oui, elle aurait pu, c’est ce qu’elle faisait de mieux. Elle aurait pu le frapper ou le menacer. Même, elle pourrait très bien aller voir son père en pleurant, racontant quelques inepties et mensonges en plus et le faire virer ou peut-être bien pire. Oui elle pourrait, mais elle n’allait pas le faire. Déjà parce qu’elle n’était pas cruelle, pas comme ça en tout cas, elle savait très bien qu’elle était une peste, capricieuse, superficielle et peut-être bien narcissique, mais elle n’était pas si méchante au point de faire régler ses affaires personnelles par son père ou son frère. Elle ne détestait pas Nobuo au point de lui faire payer ce qu’il venait de dire. D’ailleurs, ce n’est pas qu’elle ne l’aimait pas, elle en avait juste marre de se faire suivre tout le temps ; enfin, après tout ce n’était pas sa faute à lui s’il devait la suivre. C’était son père qui l’avait engagé, il aurait pu le laisser partir ce soir-là, lui dire simplement de se taire, de le menacer un peu, de le secouer et de le laisser partir. Mais non, il avait fallu que son père s’en serve pour remplacer son ancien garde du corps. Enfin, elle aurait pu tomber sur encore plus pire, après tout, à part sa passivité extrême, il fallait avouer que son garde du corps actuel était plutôt canon, c’est ses vêtements qui gâchent tout. Voilà pourquoi il se faisait toujours remarquer quand il sortait, pourtant Hisae a pour habitude de le laisser poireauter tout seul dans un coin, préférant aller voir tous ces mecs qui craquaient pour elle et qui la couvraient d’attentions et de cadeaux. Mais il fallait toujours qu’il se fasse remarquer, ses « amies » commentaient ses fringues plus que dépassées à chaque fois et les mecs avec qui elle restait le rabaissait sans cesse. Et elle ? Elle ne disait rien, ou alors ces commentaires et ces remarques la faisaient rire. C’était assez dur de jouer un couple en tout cas. Comme il ne faisait aucun effort pour s’intégrer, elle l’oubliait assez vite. Elle se demandait toujours comment ses amies faisaient pour ne pas remarquer que c’était louche quand même. Elle flirtait avec tous les mecs du carré vip, juste sous le nez de son soi-disant petit-ami, sans aucun scrupule, sans aucune gêne et lui laissait faire, ne disait rien, il regardait, c’est tout. Pas très intelligent ses amies n’est-ce pas ? Bref.

    D’ailleurs ce n’était pas qu’en boîte qu’ils se faisaient vite remarqués tous les deux, enfin surtout lui. Rien que là, dans ce magasin haute couture, de luxe, qui n’accueille que des personnes au portefeuille bien rempli, rien qu’ici, les têtes avaient tournées. Mais depuis qu’il lui avait balancé tout ce qu’il pensait, elle voyait les choses un peu autrement. Ça ne devait pas être facile pour lui tous les jours en fait. Il avait été propulsé dans un monde qui n’était pas le sien et elle n’avait jamais levé le petit doigt pour l’aider à s’intégrer. Elle lui gueulait dessus dès qu’il faisait un faux pas, ce qu’il faisait assez souvent vu qu’il ne connaissait pas le milieu et qu’elle ne lui avait rien expliqué. Hum, elle se promit de faire un peu plus d’effort avec lui, après tout, il n’était pas non plus méchant avec elle, il avait encaissé beaucoup sans broncher pour autant, jusqu’à aujourd’hui. Mais, et elle savait que c’était très superficielle, elle voulait absolument qu’il change de look lorsqu’ils devaient sortir. Elle n’allait rien lui imposer en journée, ou peut-être qu’il changera de fringues par lui-même –grand espoir – mais en soirée, elle allait lui imposer un code vestimentaire qu’il allait devoir respecter. Ça passera sans doute mieux auprès de ses amies de sortie et leur couverture prendra un petit coup de neuf. C’est pourquoi elle s’est évertuée à choisir leurs garde-robes respectives, un tas de vêtements pour elle, un autre pour le jeune homme. Elle avait essayé de coordonner tout ça au mieux, après tout, c’était l’un des sujets qu’elle maîtrisait le mieux, avec sa parfaite maîtrise de « je connais tous les numéros de cartes bleus de mon père, de mon frère, ainsi que les miennes ». Ah ça, elle pourrait les réciter même en venant de se lever. Ils s’étaient finalement dirigés vers les salons d’essayages privatisés, accompagnés d’un amas de vêtements impressionnants pour seulement deux personnes. Enfin, fallait mieux en avoir trop que pas assez, non ? En tout cas, c’était dans cette logique là que marchait la jeune héritière. Cette dernière avait décidé d’essayer une petite robe bleue pour laquelle elle avait véritablement craqué, sauf que malheureusement la fermeture était dans le dos et elle du demander de l’aide à Nobuo. Gentiment, une première, mais qui n’était pas si désagréable que ça. Ça reposait sa voix. Alors qu’il venait l’aider, la demoiselle était en pleine réflexion, ses conversations avec son meilleur ami lui revenaient en tête. Il l’avait toujours vu différemment, comme elle était réellement et c’était peut-être pour ça qu’elle agissait sur la défensive et sur l’offensive avec Nobuo. Il la côtoyait constamment et il côtoyait également son monde, elle ne voulait pas qu’il la voit autrement que comme une peste superficielle et capricieuse, parce qu’en dessous ça, ce n’était pas très glorifiant, elle avait juste peur de se faire bouffer si elle devenait trop gentille.

    Enfin, passons. Elle venait de demander l’avis du jeune homme sur sa robe. La réponse se fit un peu tarder, mais elle lui plut. Ça changeait des piaillements de ses amies et de leurs commentaires bateau. « Merci, c’est gentil. Je devrais t’emmener plus souvent faire du shopping avec moi, ton avis me change de ceux des filles qui m’accompagnent d’habitude » dit-elle, en se mettant dos au miroir, tournant la tête, pour voir ce que ça donnait vue de derrière. « Je la prend et je la mettrais ce soir ! ». Elle était ravie, elle avait trouvé quelque chose de vraiment beau, en même tant, elle avait don pour ça, et en plus, elle avait sa tenue pour ce soir. Elle aimait rayonner, ça lui plaisait, elle détestait passer inaperçue. Elle espérait maintenant que Nobuo ne passerait pas inaperçu lui non plus, mais pas pour les mêmes raisons que d’habitude. Finalement les deux protagonistes avaient entamé un sujet de conversation plus sérieux, la demoiselle se fichait bien qu’on les entende, personne ne pouvait deviner quoi que ce soit sur les affaires de sa famille de toute façon, ou alors la plupart le savait déjà, mais faisait comme si de rien n’était. Elle avait vraiment été touchée quand il lui expliqua pourquoi il l’avait suivi, elle en connaissait peu dans son entourage qui aurait fait la même chose. La plupart des gens qu’elle connaissait aurait été sans doute trop couards pour lever le petit doigt. Elle avait été étonnée tout de même, cela aurait pu être dangereux. « Hum, c’était courageux. Tu vois, tous ces mecs qui fréquentent les mêmes clubs que moi, ceux du carré vip, eh bien ils tiennent sans doute trop à leur joli minois pour sauter dans un taxi afin de « sauver » une fille juste jolie et riche qui aurait pu se faire enlever, comme toi tu l’as fait. » Elle avait surement raison en quelque sorte et sans se cacher, elle aurait fait de même, elle n’était pas aussi courageuse que son frangin. « Hum oui, le destin a fait que désormais, tu dois me suivre à la trace, plutôt glorieux comme fin d’histoire, non ? » dit-elle à moitié amusé. « Dis toi que ça aurait pu être pire, mon père devait sans doute être dans un bon jour ce soir-là. » Ah les histoires de Yakuza, vraiment très peu pour elle, en fait, ça l’effrayait un peu, c’est pour ça qu’elle préférait ne pas s’en mêler. Bref, changeons de sujet. La famille était toujours un sujet assez délicat.

    En y repesant, elle avait peut-être réagi un peu abruptement en voyant comment il était habillé, chassez le naturel et il revient au galop, mais elle voulait vraiment le voir avec d’autres vêtements que ceux qu’ils portent habituellement. Elle était sure que ça lui irait en plus, les vêtements classes, ça va à tout le monde, il suffit juste de bien savoir mixer les genres, les tissus et les couleurs et ça donnait un résultat parfait. Et la jeune fille en connaissait un rayon. Elle avait été bien souvent embarrassée par le look de son garde du corps en boîte et elle lui avait fait amplement remarquée, mais maintenant elle se doutait bien que ce n’était pas simple pour lui non plus. Voilà pourquoi, elle lui avait choisi plein de fringues qui correspondaient bien aux dress code des soirées branchées auxquelles elle participe, sans pour autant être ridicule et trop flashy. Elle lui mit entre les mains un pantalon noir qui irait à merveille avec la chemise qu’il avait déjà enfilé et le poussa légèrement vers la cabine d’essayage qu’il occupait avant qu’elle ne l’appelle pour qu’il puisse l’enfiler. Alors qu’elle se tourna vers le miroir, elle entendit la voix de Nobuo. Bizarrement ça la fit sourire. « Ahah, c’est pas à moi que ça aurait déplut. » Prenant conscience de ce qu’elle venait de dire, elle rajouta : « Enfin ça aurait pu être marrant, j’imagine très bien la tête des clients si jamais ces dames de la haute société si elles t’avaient vu en caleçon, elles n’ont sans doute plus l’habitude ». Bien trop distinguées et surtout trop coincées pour ça voyons. Bref. En attendant qu’il sorte, elle jeta quelques coups d’œil autour d’elle et put apercevoir une pyramide de boite de chaussure. Le rêve. S’y dirigeant, elle observa longuement les quelques chaussures qui trônaient sur les boîtes avant d’en repérer une paire qui irait à merveilles avec sa nouvelle robe et qui la rehausserait de quelques bons centimètres. Oui, parce que malgré le fait que son garde du corps ne soit pas non plus un géant, elle paraissait quand même toujours trop petite que ce soit à côté de lui, à côté de ses amies ou à côté des mecs qu’elle rencontrait. Mais bon ce qui est petit est toujours mignon, non ? Si, si puisque je vous le dis. Bref, passons.

    Finalement la jeune héritière trouve chaussure à son pied, repérant une paire qu’elle jaugea tout simplement parfaite. Dommage que la boîte qui contenait la paire soit la plus haute, celle tout en haut de la pile. Préférant éviter un drame et se retrouver ensevelie sous une tonne de paire de chaussures et de boîtes en carton, elle choisit d’attendre que Nobuo sorte de la cabine afin qu’il puisse lui attraper les chaussures de ses rêves. Oui elle les avait juste vu, même pas touché, elle avait réussi à vivre sans pendant 19 ans, mais c’était maintenant des chaussures de rêve et elle ne pourrait pas imaginer partir sans. Au bout du compte, le jeune homme sortit de la cabine et elle put enfin l’appeler et lui montrer du doigt la paire qu’elle souhaitait essayer et acquérir. Elle se releva, elle qui s’était assise sur une boîte, et attendit qu’il l’attrape, tendant les mains vers l’objet tant convoité. Quand elle put enfin tenir la boîte entre ses mains, elle releva la tête vers lui. « Que veux-tu, c’est toujours ce qu’il y a de plus haut qui se trouve être le plus beau et le plus inaccessible. Merci en tout cas. » C’était sortie tout naturellement, à croire qu’elle allait prendre l’habitude de le remercier, enfin ce n’était sans doute pas une mauvaise habitude comme le lui rappelait fréquemment Satoshi quand il voyait comme elle se comportait avec son garde du corps. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la boîte que le jeune homme l’interpella sur sa tenue actuelle. Ah oui c’est vraie, elle posa la boîte sur un siège et se tourna vers lui. Dire qu’elle avait eu un bug pendant quelques secondes était peut-être un euphémisme. Elle en était un peu bouche bée en fait, c’était la première fois qu’elle le voyait autrement qu’avec ces fringues complètement dépassées. Elle lui tourna un peu autour, recula, se donnant une vue d’ensemble avant de réussir à articuler quelques mots. « … Wh… whaou » Oui quel compte-rendu extraordinaire, une phrase si bien construite. Réessayons de nouveau. « Whaou…. Ça te change vraiment… C’est vraiment génial comme rendu sur toi. Pas du tout effet pingouin, si ça peut te rassurer, vraiment très classe. Avec ça, tu fais concurrence aux autres mecs du carré vip. » souffla-t-elle, abasourdie. Elle se tourna vers le siège où elle avait déposé la boîte de chaussures. « Attend deux secondes. » Elle attrapa la boîte, en sortie les chaussures et les enfila. Une jolie petite paire de talons dans des tons bleutés, comme sa robe. Elle se rapprocha de Nobuo et passa son bras au sien, le tirant légèrement vers le miroir en pied près des cabines d’essayage. Elle releva la tête et passa vite fait la main, sans pour autant être brusque, dans les cheveux de son garde du corps, tentant de les arranger un peu. « Roh, tu pourrais faire un effort pour tes cheveux quand même » dit-elle en souriant, avant de se tourner vers le miroir, observant le rendu final sur eux deux. « Ah, c’est vraiment parfait... Qu'est-ce que tu en penses ? » C’est sur que quand on les voyait, là, tous les deux, ensemble et habillés de cette façon, leur histoire de couple tenait un peu plus la route qu’avant. « En tout cas, c’est sur que là tu ne passeras pas inaperçu, mais pas pour les mêmes raisons que d’habitude… Han faut que je fasse attention maintenant, sinon je vais me faire voler mon copain. » dit-elle en riant. Et il fallait dire qu’elle aimait bien l’atmosphère actuelle, pas de critiques, pas de coups de gueule, ça changeait et c’était bien mieux comme ça, mais après, est-ce qu’elle allait continuer comme ça en présence de ses « amies » en soirée ? Hum, question fâcheuse pour le moment.



HJ - Maaah désolée pour le retard >.< Je me fais pardonner avec un beau roman ♥ Avoue tu es contente 8D *sors* J'espère que ça t'ira :3
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And with a smile, please ! [pv Nobuo]

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