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Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ]

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☆ avatar : Kim Ki Bum ;; Key des SHINee.
☆ DC : En aucune façon.
☆ Etudes/emploi : Dealer en soirée, Etudiant en littérature la journée lorsqu'il n'est pas trop camé. Reluisant n'est-ce pas ?


MessageSujet: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Sam 22 Oct 2011, 6:37 pm


Ihn Hyuk & Makio

* Qu'est-ce que je fiche là ? *

Cet endroit, je ne l'aime pas. Cette ambiance, cette table.. Ses chaises en trop, et cette pièce close ou je suis pour ainsi dire seul. Cette situation peut-être l'ai-je légèrement mérité. Mais pourtant, je ne l'ai pas provoquée. Dieu, j'en ai fais des choses dont je ne suis fier. Pourtant là, ici, je n'ai rien à y faire. Je devrais être dans la rue, dans ses foutus quartiers que je connais sur le bout des doigts. Si je devenais aveugle je peux parier que je saurai encore m'y repérer, et c'est ça la triste vérité. Crever d'envie de se tirer d'ici, pour se retrouver à avoir la chance de gagner sa tune. Avoir d'anciens résultats trop médiocres pour obtenir une bourse, tout ça pour des études que j'ai commencé bien trop tard. Ca m'emmerde, cette situation me fous royalement dans la merde. Et tout ça pour un enfant trop stupide qui trainait par là.

Une heure plus tôt..
<< 21 : 06 >>
« Non, Lâchez moi ! Ne me touchez pas je vous ai dit ! »
« Oh du calme mon mignon, on veut juste ce qu'il y a dans ta poche là alors si tu es coopératif.. Tout ira bien pour toi. »

La vie ici, n'avait pas toujours été simple. Mais que ce soit à Séoul, ou encore à Tokyo.. Jamais elle ne m'avait semblée vraiment aisée. Or, là.. De loin j'assistai à une scène que je pouvais facilement énoncer de familière. Un pauvre gosse qui trainait par là, et ses idiots à tee-shirt jaune que tout le monde connaissaient déjà. Cherchant à récupérer l'argent d'un gamin trop stupide pour ne pas s'être enfui tant qu'il le pouvait encore. Soit on connait ses rues, soit on y va pas. C'était ma théorie si on tient un tant soit peu à rester en un morceau jusqu'au lendemain. Enfin là, le petit ne semblait pas adhérer. Il reculait, essayait de trouver une issue.. Jusqu'à finalement se faire coincer. Si prévisible.. Comme un mauvais film, bien que ça s'avérait être une réalité bien vivante au premier coup de poing résonnant. Quand on ne sait pas se défendre, on donne son blé et on détale non ? Faut avouer que le mystère était entier à mes yeux. A finir à moitié cassé sans un rond, ou en état sans un rond non plus.. La deuxième option me semble plus attirante si l'ont veut. Mais non, ce n'est pas mon problème. Je sais ou sont mes limites, je sais aussi ce que je trimballe sur moi pour me protéger. Je ne le connais pas et j'en ai rien à secouer, ce n'est pas comme si j'avais une soudaine envie d'actes héroïques. Je ne suis pas d'un courage sans sens, ou je vais sauter à la gorge de cinq hommes-canaris. Non, je préfère rester ou je suis. Ils bloquent mon chemin jusqu'à chez moi avec leurs idioties, et là tout ce que je désirs c'est rentrer. Qu'ils finissent de l'achever, et même si c'est cruel je n'en ai cure. Ca me parait fade, et lorsqu'ils s'en vont enfin après l'avoir pas mal à amoché.. - Sans compter son porte feuille qu'on lui a piqué -, je me décide à marcher. Si seulement j'avais prévu, que des maudits fliques arriveraient.
<< 22 : 15 >>

Et grâce, ou plutôt.. A cause de ça, Me voilà ici. Suspecté d'avoir à moitié massacré un gamin, alors que j'ai fais qu'assister en tant que témoin. C'est tellement risible je trouve, dans le fond. Ca s'accommode avec mon train de vie habituel, c'est pas comme si les commissariat étaient inconnus pour moi. J'en ai fais le tour, bientôt on va me donner une carte d'abonnement. Dur à savoir seulement quand je suis innocent ou non. Apparemment en soirée, j'ai la tête de l'adolescent perturbé aux cheveux blonds colorés.. Qui parait suspect vu comment il est habillé. Je ne vois pas en quoi, mais bon je ne cherche pas. Ce n'est pas comme si l'opinion et l'avis nombriliste des gens m'importait. Ce n'est pas comme si j'avais autre chose en tête que de m'échapper de cet enfer, pour en retrouver un autre.
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☆ DC : Kamiya Satoshi


MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Dim 23 Oct 2011, 9:51 am

Encore un petit jeune qui se faisait arrêter. Cela devenait une vieille habitude à Ikebukuro. Makio commençait à se lasser de devoir s’occuper des affaires touchant de près ou de loin aux G-boys. Pour les avoir fréquentés, il savait que c’étaient des petites frappes et qu’ils avaient des façons assez originales de s’amuser, mais il se demandait pourquoi la police devait perdre son temps avec eux. Qu’importe, il n’avait pas vraiment le choix que d’obtempérer aux décisions de son supérieur, même si entre nous, ça le faisait réellement ch**r.
Pour l’heure, il se retrouvait à devoir interroger un jeune homme qu’il avait déjà aperçu une ou deux fois à traîner le soir, dans les rues, alors qu’il coursait une fois de plus un G-boy qui avait fait une connerie. Soupirant un grand coup avant de pénétrer dans la petite pièce qui servait aux interrogatoires, il se posta en face du jeune homme aux cheveux blonds. Il scruta un instant son visage, le détaillant rapidement. Il n’avait vraiment pas la tête d’un gosse qui aurait tabassé avec si peu de scrupules un pauvre lycéen sans défense pour un peu de fric. Pourquoi lui donnait-on toujours des cas si simples ? Il n’existait donc aucune affaire ayant un peu de piquant, comme concernant les Yakuzas ? Il aurait dû faire détective en fait. Il avait mal choisi sa voie. Il était encore temps de se réorienter dans une autre branche me direz-vous, mais il avait comme qui dirait, la flemme.

« On va pas y aller par quatre chemins. »


Non, Makio n’avait pas pour coutume de saluer les gens qui se retrouvaient dans cette pièce. Innocents ou non, s’ils étaient arrivés jusque-là, c’est qu’il y avait une raison, ou alors le flic qui l’avait arrêté était vraiment stupide. Un peu comme certains spécimens que l’on voyait dans les dramas, et qui faisaient vraiment honte à la police. Qu’importe, il savait que lui n’était pas comme ça, ça lui suffisait amplement.

« T’as vraiment pas la tête d’un p’tit gars qui aurait défiguré un gamin de presque ton âge, alors, qu’est-ce que tu foutais là-bas, seul à côté de la victime ? »

Il lui jeta un regard profond l’air de dire ‘tu n’as pas intérêt à te foutre de moi, parce que je ne te raterai pas’. Etant donné qu’il l’avait plusieurs fois aperçu à traîner dans les rues d’Ikebukuro, le visage éteint et l’air complètement ailleurs, il pourrait très bien lancer des recherches sur lui s’il ne voulait pas coopérer rapidement. Il était tard, il n’avait qu’une envie, c’était de rentrer chez lui, et de se coucher. La journée avait été particulièrement longue, et il en avait un peu marre pour le coup. On l’avait assigné à cet interrogatoire juste avant qu’il n’annonce qu’il avait fini son service, et comme cela concernait sans aucun doute les G-Boys, c’était pour sa pomme. Génial, n’est-ce pas ? Autant vous dire que le Makio, il était vraiment de mauvaise humeur.
D’ailleurs, il sortit tranquillement son paquet de cigarettes et son briquet. Oh, ça ne le dérangeait pas de fumer devant les mineurs, surtout quand il les avait vu quatre ou cinq fois avec une tête qu’il ne valait mieux pas décrire à un collègue. Oui, Makio se doutait bien que ce gosse n’était pas très net, mais pour le moment, il s’en fichait. Tant qu’on ne le ramenait pas un autre soir, et cette fois-ci en tant que suspect lié à une affaire de drogue, il n’en dirait rien. Sauf s’il ne voulait pas coopérer ce soir. Il pourrait très vite devenir le flic chiant et détestable.
Il allait allumer sa cigarette quand il se sentit obligé de faire du stupide humour noir :

« J’peux fumer ou ta petite tête blonde est allergique à la fumée ou asthmatique ? »

Qu’importe la réponse, il l’allumerait quand même. De toute façon il n’avait jamais croisé de personne dans cette pièce qui était asthmatique ou craignait la fumée. Il serait bien surpris le jour ou ce serait le cas. Et puis, c’était bien connu, les flics aimaient bien embêter leurs suspects, non ? En tout cas, Makio approcha le briquet de la cigarette et l’alluma. Bientôt, un filet de fumée opaque se dégagea de cette dernière et Makio la porta à sa bouche. Il s’assit en tailleur sur sa chaise et posa un coude sur le bureau qui séparait les deux protagonistes. Fixant le jeune homme en attendant qu’il réagisse, il continuait de tirer tranquillement sur sa cigarette, aussi serein que s’il était en train de regarder un match de rubgy à la télévision, bien confortablement installé dans le petit fauteuil de chez lui. Ah, qu’est-ce qu’il aurait pu en faire des choses plus intéressantes que cet interrogatoire ! Cela ne posait aucun doute. Et il était déjà agacé.

Hj – désolée c’est un peu court aussi ><
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MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Dim 23 Oct 2011, 11:20 am


Crois moi mon gars, moi aussi j'aimerai bien foutre autre chose que ça. Tu me fais perdre mon temps, mon argent.. Et lorsque t'arrive et tu t'assois tu me gonfles déjà. Tu crois que je vois pas, que t'as envie toi aussi de te casser de là ? Rien que ta façon de dire que tu ne vas pas passer par quatre chemin est très claire pour moi. Mais en faite.. Dans le fond, ça m'amuse déjà. T'as tellement envie de t'en aller de là, que l'envie irrésistible de jouer de ça me viens. Mais d'un côté, je suis pas stupide. Je sais comment ça marche, je sais aussi comment tu me regardes. Si je coopère pas, tu resteras surement pas ton cul sagement sur ta chaise et tu te montreras sûrement plus persuasif. C'est pas que j'ai pas envie que tu t'intéresse à mon cas mais.. Si. Alors comme ça j'ai pas la tête de celui qui tabasse un gosse ? Il est doué, le monsieur. Il suffit de regarder mes bras, ma taille pour ça, ou mon visage exaspéré ? Qu'est-ce que j'en sais. Il a l'air mûre l'homme, à n'en pas douter. C'est un pas un de ses petits fliques idiots devant lesquelles j'ai du me poster. Et un sourire fin, un sourire plutôt oblique se dessine à mes lèvres.. Alors que mon regard se fait tout sauf attiré vers lui. Non, le plafond.. Les murs. Puis re-le plafond car il n'y a décemment rien d'autre à contempler. Ma jambe se redressant, se repliant contre mon torse. Je fini par doucement souffler, me décidant à me montrer un peu plus éloquent pour ne pas plus l'indisposer.

« Laissez moi deviner. Vous deviez vous tirer gentiment chez vous et on vous a enticher de moi ? Quel malheur n'est-ce pas ? »

Peut-être à cet instant, mon ton se fait-il railleur. Mon air hautain, mes yeux croisant légèrement les siens. Un côté de moi me dit " Stop, cause lui de ça. Tout le monde rentreras gentiment chez soi, et ce sera terminé " Mais l'autre se prend d'envie de l'échauffer. Quoi que, modérément puis-je l'avouer. Je suis pas courageux, et si je l'étais j'aurai sûrement tendu la main à ce gamin. Mais je suis pas comme ça. Si je l'aimerai ? Je sais pas, je pense pas. De toute façon a moins d'une grande auto-persuasion et d'une motivation sans nom.. On reste qui on est, avec les mêmes valeurs plus ou moins élevées. Les miennes touche pas se plafond je peux le confirmer.

« C'est que j'ai toujours rêvé, de porter le jaune canaris des G-Boys, vous n'imaginez pas. »

Si je me foutais de sa gueule ? Purement. C'était pas raisonnable, c'était pas censé. Il avait pas l'air du genre de gars auxquels on peut se frotter, pourtant ça m'avait bien trop tenté. La situation faite de trop d'ironie, je pensais.

« On m'a choppé dans ses quartiers et je serai allergique à la fumée ? Laissez moi rire. »

Mais j'avais pas envie de rire. Là ça commençait à me toquer cette histoire. J'allais être fichtrement en retard, et l'horloge - seule décoration puis-je noter - me semblait tourner beaucoup trop vite. Comme toujours je dirai, mais là n'était la question. L'imitant, et m'asseyant en tailleur je pausais mes deux bras contre cette table pour les croiser et appuyée ma mâchoire contre une de mes mains. Il est temps à présent d'arrêter de provoquer, j'ai rien à en tirer. Mes paupières s'alourdissant, mes lèvres s'entre-ouvraient pour enfin, dire quelque chose de plus ou moins intéressant. Ou au moins, des mots qui allaient permettre à lui comme moi de sûrement nous en aller de cette pièce sous peu.

« Ca a rien de glorieux, vos associés s'en sont pris au mauvais poisson. Vous êtes là car cinq de ses crétins ont volé un gosse, qui coopéré pas. Il s'est fait cogner, piqué sa tune.. Et ce que je faisais moi ? J'attendais qu'ils le terminent pour rentrer chez moi. C'est pas que je suis pas suicidaire, que je m'en fou mais.. Si. Et ça se termine là. Après quoi, vous allez me demander qui ils étaient ? Dans le noir c'est assez compliqué de repérer. Puis, c'est pas encore une fois comme si j'en avais eu grand chose à carrer. »

Là, je reculais contre mon siège. Mon regard se faisant plus froid.. Mon impatience plus grandissante. Au vu de l'heure, sûrement qu'une seule chose me manquait. Mon amie. Mon ton se faisant plus cinglant, et mes propres doigts glissaient à ma propre chevelure dans un geste se voulant fébrile à souhait. Mes nerfs étaient.. Comme mis à l'épreuve ? M'échapper, voilà le seul mot cohérent qui me résonnait.

« Maintenant, si vous avez les détails insignifiant qu'il vous faut, je vous serai gré de me foutre dehors. »

Comme j'en crevais d'envie. Sûrement ma voix lui en informait. Quand j'y repensais, sûrement ce flique allait-il me prendre pour un lâche de laisser un inconnu s'être fait amocher. Mais dans le fond, ça n'avait pas d'importance. Mon estime n'était pas haute, et je suis pas superman ou je ne sais quel héro censé faire rêver. Là je me plante dans ses iris, d'un air de demander quand est-ce que c'est terminé. Quand est-ce que je vais rentrer chez moi ? Quand est-ce que je vais enfin pouvoir foutre la main sur ce que mon foutu corps réclame. Encore heureux, juste mes poignets tremblent là. Je les mets dans mes poches simplement, puis j'attends. J'attends le verdict seulement. Jusque là, étais-je peut-être assez naïf - ou pas - pour croire qu'il allait me laisser.


Dernière édition par Choi Ihn Hyuk le Mar 01 Nov 2011, 5:42 pm, édité 1 fois
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☆ DC : Kamiya Satoshi


MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Mer 26 Oct 2011, 5:19 pm

« Laissez-moi deviner. Vous deviez vous tirer gentiment chez vous et on vous a enticher de moi ? Quel malheur n'est-ce pas ? »

Le pire dans toute cette ennuyeuse histoire, c’était que ce sale gamin qui, d’une lui faisait perdre son temps, se sentait obligé de jouer dans l’humour en sortant le genre de phrase typique qui mettait Makio hors de ses gonds. Mais ce soir, il avait décidé de s’armer d’un brin de patience, car il n’avait nullement besoin de passer la nuit au poste avec ce garnement. Et, c’était bien connu, une fois que l’on répondait à la provocation, le combat était lancé pour une joute verbale des plus ardues. Bon, malheureusement pour lui, Makio restait plus doué avec ses poings qu’avec sa langue, et n’était pas spécialement une lumière à l’école – préférant largement passer ses journées à profiter du soleil éblouissant plutôt qu’à moisir dans une salle de cours surchauffée et dégageant une odeur nauséabonde. Dans tous les cas, répondre à la provocation de ce gamin n’était pour lui qu’une perte de temps, et de toute manière, ce soir il n’était pas d’humeur à faire joujou tranquillement. Il se contenta donc de tirer une nouvelle bouffée de fumée opaque sur sa cigarette pour la souffler ailleurs qu’en direction du blondinet. Il se fichait éperdument de fumer en présence d’un gosse visiblement mineur à première vue – mais peut-être pas, après tout Makio n’était pas un professionnel pour donner un âge crédible à quelqu’un d’un simple regard, mais il n’allait quand même pas lui fumer dans la figure, sauf si celui-ci le cherchait. Et pour le moment, il n’avait pas encore franchi la limite à ne pas dépasser. Mais qui sait, cela ne saurait peut-être tarder.
Effectivement, le blondinet n’avait pas fini de jouer aux cons avec lui, puisqu’il lâcha une nouvelle blague nullement drôle, en se moquant au passage des G-boys. Non pas qu’il leur garde une place spéciale dans leur cœur, mais à l’époque où il traînait avec eux, ils étaient assez pacifistes, du moins, pas aussi violents et agressifs que la nouvelle génération qui n’hésitait pas à tabasser un pauvre lycéen pour obtenir un peu d’argent. Avant, ils n’étaient pas ainsi. Quand le véritable King était à la tête de toutes ces petites frappes, ils restaient clean. Mais maintenant que ce dernier avait grandi et était passé à autre chose, c’était tout une autre histoire et les G-boys étaient désormais la cible numéro deux des flics, oui deux parce que juste avant eux il y avait les Yakuzas. Les G-boys n’étaient rien à côté de ces chiens. Makio détestait au plus haut point les Yakouzes, leur manière d’agir, leurs procédés et traditions … Des foutaises !
Cependant, agressions ou non, le gosse n’avait pas à critiquer quelque chose auquel il n’appartenait pas. Un mince sourire mesquin se dessina sur le recoin de la bouche du policier, et il lâcha ses premiers mots depuis quelques minutes :

« Quelle coïncidence, il se marierait drôlement bien avec tes mèches blondes, Boucle d’Or. »

Non pas qu’il ait spécialement les cheveux bouclés, ce gosse, mais ce surnom illustrait à merveille la couleur de ses cheveux. S’il avait été d’humeur vulgaire et raillante, il aurait tout aussi pu utiliser un sobriquet bien moins valorisant, du genre « jaune pisse ». Car le jaune des G-boys avait au moins le mérite de s’éloigner de cette couleur criarde, et en général ils portaient plus des bandanas jaunes que des T-shirts ces derniers temps. Question de discrétion, ils avaient tous les commissariats d’Ikebukuro aux fesses d’un côté ! Cela pouvait se comprendre.
Mais le surnom Boucle d’Or rappelait aussi les traits fins du visage du gosse, comme une fille, il risquait fortement de ne pas apprécier la comparaison. Mais, honnêtement, ce que pouvait penser son suspect, il n’en avait rien à foutre.
La source d’humour du blondinet ne semblait pas s’être encore tarie puisqu’il fit une autre allusion concernant cette fois sa remarque sur la fumée. C’est bien, il était franc au moins. Makio sentit son sourire mi-satisfait mi-moqueur, et tira une nouvelle bouffée de fumée. Cette fois, il la souffla en direction du visage du jeune garçon. Sa dernière remarque l’avait légèrement agacé, fini de mettre des gants. Maintenant qu’il avait compris à quel genre de teigne il avait affaire, il avait décidé de se comporter comme il le faisait toujours lorsqu’il se voulait persuasif. On verrait jusqu’à quels retranchements ce gosse le pousserait.

Finalement il n’eut même pas besoin de poser quelque question supplémentaire, puisque Boucle d’Or se montra coopératif de lui-même. Ah, brave bête tiens. Makio se cala contre le dossier de son siège, toujours assis en tailleur, tandis qu’il écoutait attentivement les dires du suspect. Intéressant. Se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, ce n’était jamais bon lorsqu’on se retrouvait mêlé à une histoire liée aux G-boys – quoique, ce n’était pas forcément eux, alors qu’on était déjà pas net. Makio était certain que s’il poussait les recherches sur lui, il trouverait une mine d’or plutôt intéressante. Mais bon, ce genre de petite affaire concernant les mômes d’Ikebukuro ne l’intéressait guère, il préférait s’attaquer à de plus gros poissons, la satisfaction en était d’autant plus grande ensuite.
Puis il termina en lui intimant de le mettre à la porte s’il en avait fini avec lui. Oh, il aurait bien aimé pouvoir lui répondre nonchalamment « vas-y, casse-toi, à moins que t’aies besoin qu’on te tienne la porte », mais malheureusement le boulot de flic dans ce genre de moments relevait plus de celui de scribe qu’autre chose. Agacé des procédures, chose que Makio détestait, il soupira longuement, tira une nouvelle fois sur sa cigarette avant de l’écraser dans le cendrier au bord de son bureau, et lança, dépité :

« T’es chanceux Boucle d’Or, cette fois tu passes de suspect à témoin. Mais ne te retrouve pas dans un sale coup, ce serait dommage que j’envoie ta tête blonde derrière les barreaux … »

S’il était mineur, il y avait peu de chances que ça se produise, enfin tout dépendait du motif d’arrestation, selon la gravité de la faute. Il était peut-être mineur mais responsable de ses actes. Qu’importe, là n’était pas le sujet de la conversation.

« Je t’aurais bien dit de foutre le camp, mais tu vois le boulot de flic a ses côtés chiants et je dois rédiger ta déposition. T’auras plus grand-chose à faire, juste à confirmer ce que je te lis à voix quand je taperai la lettre toute prête, et signer quand j’aurai fini. »

Il marqua une pause avant de dire :

« De toute façon, vu ta tronche, t’aurais pas été en capacité de faire grand-chose de plus. »

Tout en disant ces mots, Makio avait ouvert un document vierge sur son ordinateur de bureau et collé dessus le modèle classique des dépositions de témoins. Il lui suffirait de modifier les infos prédéfinies par les informations personnelles du blondinet pour remplir la lettre. Et comme il ne connaissait rien sur lui, il allait devoir lui demander les informations une par une. La soirée risquait d’être fichtrement longue ….

HJ – c’est triste à dire, mais au moins mes trois passages devant les flics à servir de témoin m’auront permis de faire un post crédible ^^ Comme tu le vois j’étais assez inspirée pour pondre plus de mille mots, et c’est venu d’un coup o/
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MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Mar 01 Nov 2011, 4:42 pm

« Quelle coïncidence, il se marierait drôlement bien avec tes mèches blondes, Boucle d’Or. »

Ouais, ah ouais. J'y avais pas pensé, mec. Jolie teinte délavée non ? Et tu crois que ça va m'offenser ? J'en ai reçu des insultes, tu sais. Pas que sur ma tignasse blonde décolorée. Si tu penses que je ne sais pas que je suis efféminé, certain gars dans ton genre ne se prieront pas pour me le rappeler. Mais j'avoue, ta façon de me saquer m'amuse et à rabaissé mon clapet. C'est pas comme si j'avais pas l'habitude, c'est pas comme si j'ignorais le nombre de fois ou on a mis un point d'honneur à me causer comme si j'étais une nana. Tout ce que je fais là, c'est étirer un sourire en ne te regardant pas. Pourquoi je le ferai ? Tu ne m'intéresses pas. Et je vois bien que c'est tout à fait réciproque, mon gars. Tout ce que j'ai envie c'est d'arrêter à jouer à l'abruti et que tu me fasses sortir de là. Mais faut dire j'ai pas tout à fait depuis le départ pour jouer au crétin sympa et ainsi plus vite me casser de là. Dans tous les cas, lorsque tu t'amuses à me souffler ta clope à la figure.. Je crois qu'à cet instant, mes traits exaspérés te montre à quel point je suis lassé. Ca veut dire quoi ça, que je commence à te gonfler ? Tant mieux, au moins j'aurai un truc sur quoi jubiler. C'est pas comme si j'allais réagir à un peu de fumée.

« Youhou. Champagne et Tequila. » Cherche pas monsieur, j'aime la tequila.
« Ca veut dire que vous allez me virer ? »

L'espoir fait vivre non ? Sur le coup je l'ai pensé. Faut croire que l'envie de rentrer avait désaltéré le peu d'esprit qu'il peut me rester. En parlant de pensées, si j'avais entendu les tiennes sûrement que je me serai un peu marrer. Mineur ? C'est vrai que beaucoup de personnes peuvent le croire. J'ai pas l'air bien âgé, et souvent on me fait déballer la carte d'identité. Mais oui, ce n'est pas le sujet. A l'ordre de ce jour.. - Ou plutôt de ce soir - Mon visage commence à se décomposer. La raison ? C'est que j'ai jamais été témoin. J'ai toujours été suspect, mais jamais on a trouvé de quoi me garder. Alors.. Je pouvais pas m'attendre à devoir rester clouer pour une foutue déposition. Autant le dire, que si j'étais cinglant déjà ce n'était rien par rapport à là. Sur le coup, une seule question me parvient.. Alors que je serre toujours plus mes propres doigts.

* Calme toi, calme toi *

Voilà ce que je me disais en moi.

« Ouais. De toute façon j'ai pas le choix je suppose ? Enfin. Si vous pouviez me dire combien de temps ça va durer cette histoire. »

Parce que là, ce que je lutte à cacher c'est bien ses frissons qui me prennent sans s'arrêter. Mais pour l'instant ils ne parviennent qu'à mes poignets, alors tant qu'ils sont cachés par la table.. Tout va bien dans le meilleur des mondes, que j'essaie de me persuader. J'ai pas un crétin devant moi, juste un homme que je n'apprécie pas. Bien que dans le fond, c'est tout le temps comme ça. Donc, ce serait assez aisé pour ce flique de constater que quelque chose tourne pas rond chez moi. Faut dire, ça tu devais l'avoir remarqué déjà. Mais entre être un peu dérangé et faire ce genre de " métier " y a une marge quand même.

« Ca je crois, que c'est le genre de commentaires dont vous auriez pu vous passer. »

Pour un peu je te dirai bien que je t'emmerdes, mon vieux. Mais là j'ai sûrement pas envie de te chercher plus que je l'ai fais, faut dire cette feuille que je vois dans tes mains j'ai envie qu'elle soit vite remplie et que je puisse la signer et donc dégager. J'ai froid, j'ai chaud.. Manquerait plus que je pique une suée et ce serait filmé. Mes mains sont moites, et je commence à sentir mes yeux s'alourdirent pendant que je regarde plus bas. La soirée a à peine commencée et pourtant j'ai cette désagréable impression que ce ne sera pas de si tôt terminé. Entre mes cernes qui prouvent que je suis fatigué, ma peau trop pâle et bien heureusement mon corps trop maigre non dévoilé grâce à une veste d'une épaisseur permettant de cacher.. C'est ma veine, ouais. J'ai plus à attendre que tout ça se termine, en évitant de complètement déconnecter en partant dans mes pensées. J'ai plus qu'à voir si je tiendrai sans commencer à dérailler, et à t'insulter. Je me connais, et j'ai pas envie de ça. C'est pas comme si je prenais un pied total dans tout ça. Sauf que je me sens étourdi, et que vu que mon ventre est assez voir totalement vide.. J'ai l'impression de planer et ça m'ennuie assez. Or, faute de devoir un minimum resté présent pour sûrement répondre à tes diverses interrogations.. Je me force clairement, à te solliciter.

« Vous auriez pas un truc à avaler ? C'est pas que j'aimerai me sentir en forme un minimum pour répondre à ce que vous allez me demander mais il est tard et j'ai rien mangé. Alors je crois que vous, comme moi ça vous ferez chier si je m'endormais au milieu de vos questions. »

A vrai dire, ça fait plus de deux jours que j'ai rien gobé. D'ou mon état à te le quémander, bien que je doute que tu ailles vraiment dans le détail t'y enticher. Sûrement, même assurément, qu'on a un autre sujet à traiter réellement.
___
HJ ;; J'ai essayé que ça t'inspires un minimum (:
En espérant que ça ira.
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MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Mer 07 Déc 2011, 10:55 am

Il pensait naïvement que du fait qu’il était passé du stade de suspect à celui de témoin, il allait pouvoir rentrer tranquillement chez lui. Malheureusement cela ne se passait pas de manière si simple dans les commissariats, on n’était pas dans une série TV hollywoodienne où tout se réglait en un claquement de doigts. Et qu’il n’aille surtout pas croire qu’il était le seul à être agacé par cette situation, à la base Kotani avait terminé son service et se faire coller l’interrogatoire d’un gosse à moitié shooté au lieu qu’il puisse rentrer chez lui sans se poser de questions et se vautrer dans son lit l’énervait tout particulièrement. Mais que voulez-vous, on ne pouvait pas tout avoir. Il avait choisi d’être flic, et ce job avait ses bons et ses mauvais côtés. Les bons, c’était quand on te mettait sur le terrain, qu’il y avait de l’action, et que tu avais l’impression de servir à quelque chose. Les mauvais, c’était la paperasse et les tris de dossiers. Or, pour le coup il devait rédiger la déposition de témoin de ce gosse, et ça l’ennuyait déjà fortement. Par chance, les policiers avaient parfois une once d’intelligence et avaient créé des modèles préconçus de dépositions où il suffisait de le copier sur une page de traitement de texte, et modifier les champs par défaut comme le nom, le prénom, les renseignements personnels ainsi que le déroulement des faits. Le blond lui avait vaguement expliqué qu’il avait assisté à la scène de violence malgré lui, et Makio avait retenu l’essentiel des événements pour pouvoir taper la déposition sans lui demander de lui répéter ce qu’il avait vu.
    – Effectivement t’as pas le choix, et moi non plus de toute façon. Sinon, tu serais déjà sur le chemin de chez toi.
Franc et direct, deux traits de caractère définissant notre policier et qui lui convenaient très bien. Il était bien un homme qui détestait au plus haut point de tourner autour du pot. Non, lui, plus ça allait vite et mieux c’était. Détourner ses phrases par mille et une métaphores, très peu pour lui. Il allait droit à son but et tant pis si ça déplaisait son auditoire. Il ne s’était pas fait que des amis avec un tel caractère, le Makio, mais à la limite, il s’en fichait éperdument. Il vivait comme bon l’entendait et suivait le proverbe « qui m’aime me suive », en le modifiant légèrement en « ceux qui me supportent me côtoient, et les autres passent leur chemin ». Il n’était pas là pour s’encombrer de relations qui faisaient semblant d’être en bons termes avec lui, parce qu’avoir un flic dans ses contacts n’était pas une solution négligeable, surtout que Makio était plutôt bien connu des services de la police d’Ikebukuro. Il fallait avouer que ses méthodes étaient parfois un peu draconiennes, mais de toute façon sa réputation n’était plus à faire et tout le monde savait comment il fonctionnait. Certains adhéraient, d’autres moins, et certains malfrats priaient pour ne pas tomber sur lui. Parce quand on est un habitué des délits, on avait sans doute assez de force de caractère pour lui résister un peu, mais si on était un débutant dans le vol à l’étalage à l’épicerie du coin, on était persuadé de ne pas avoir le mental assez fort pour supporter Kotani.
    – Effectivement j’aurais pu me passer de ce commentaire, mais tu vois je suis du genre à dire ce que je pense. Ta tête fait peur, je te le dis, point barre.
Qu’importe, il pouvait le détester autant qu’il le voulait, ils n’étaient pas amenés à se recroiser de sitôt, sauf si Boucle d’Or était encore impliqué dans une affaire douteuse. Ce n’était pas impossible, car à voir sa tête déconfite, soit il était complètement camé, soit il cumulait les nuits blanches à cause d’un travail pas très très honnête. Makio n’était pas dupe et encore moins con, et il repérait rapidement beaucoup de choses. Il était vif d’esprit, et connaissait Ikebukuro comme sa poche, deux atouts qui avaient largement joué dans sa promotion en tant que chef d’équipe d’ailleurs. En tout cas, il allait se préparer à taper la déposition mais le blondinet l’interrompit une fois de plus en lui demandant s’il n’avait pas un truc à manger. Il ajouta que ce serait embêtant s’il s’endormait pendant l’interrogatoire. Effectivement . . . Soupirant un bon coup, il se leva vivement de sa chaise et lui marmonna un truc du genre « bouge pas d’ici » et fila dans le couloir. Il y avait un distributeur automatique et il y retira une barre chocolatée et un paquet de biscuits. A cette heure-ci, dans ce commissariat moisi, c’était un peu le seul truc un minimum consistant qu’il pouvait dénicher. Et puis à voir sa tête, il devait être à jeun depuis un bout de temps, alors ce casse-croûte, aussi maigre soit-il, ne pourrait pas lui faire de mal.
Une fois l’achat effectué, il récupéra sa monnaie et regagna son bureau, jetant au passage les collations devant le blondinet.
    – Voilà, c’est pas grand-chose, mais vu l’heure, j’peux pas faire mieux.
Il soupira de nouveau et se rassit, se calant dans sa chaise face à son ordinateur du genre préhistorique. Celui qui tournait encore à Windows 98 et qui mettait deux heures à ouvrir une page. Par chance, il avait été assez intelligent pour lancer la page pendant qu’il était parti au distributeur.
Il colla donc le modèle préconçu et commença à rédiger les faits selon les dires de l’adolescent. Une fois cela fait, il se relut brièvement et demanda :
    - Me faut ton nom, ton prénom, ton adresse, ta date et ton lieu de naissance, ta profession. Je ne pense pas que t’aies un lien de parenté avec la victime, donc ce sera tout. Après ça, je te lirai ce que j’ai écrit et si ça correspond avec ce qui s’est passé, t’auras plus qu’à signer et rentrer chez toi. Sois coopératif, et mens pas sur tes infos persos, ça risquerait de t’attirer beaucoup d’ennuis.
Il était peut-être sec mais il préférait prévenir que guérir. Peut-être que le gosse était déjà au courant de cela, et qu’il prendrait quand même le risque de mentir sur son identité pour qu’on lui fiche la paix. Surtout que s’il exerçait une fonction illégale en tant que mineur – parce que ton perso est mineur, il a 18 ans, la majorité est à 20 au Japon, il pouvait avoir de sérieux ennuis. Toujours est-il qu’il voulait en finir au plus vite.

HJ – vraiment désolée pour le temps d’attente, j’ai eu énormément de devoirs et d’examens et j’avais pas encore réussi à concorder rpg et fac. C’est chose faite ( :
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MessageSujet: Re: Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ] Lun 12 Déc 2011, 3:50 am

Rare sont les choses qui n'ont pas de bons ou mauvais côtés, et.. Hélas ? Je ne peux que trop le confirmer.

Quoi que je dois l'avouer, j'ai du mal là tout de suite à discerner ce qu'il y a de positif quand à être assis sur cette chaise face à un homme que je ne peux pas piffer. Et le plus stupide sûrement, c'est que je ne le supporte pas au même titre que les autres. Peu importe qui il est, à quel point il a envie de s'en aller ou ce qu'il peut bien penser. Je ne sais plus si je trouve ça triste de haïr chaque personnes, pour la simple raison que j'aurai aimé d'une manière ou d'une autre qu'elles ne rentrent pas dans ma vie. Si infimement soit-il, cette soirée m'ennuie car je suis dans l'obligation de côtoyer ce flique plus de cinq minutes. Ce qui fait que de l'indifférence que j'accorde de coutume, je me trouve à passer dans une froideur bien commune. Ses insultes à mon égard n'ont rien qui puisse me vexer, à vrai dire je leur trouve un certain sens à y songer plus vaguement. Qu'a t-il dit de faux après tout ? Rien. Boucle d'or désigne une chevelure aussi canari que les G-Boys que j'ai critiqué. Et après tout, même s'il vient de dire à quel point j'aurai été inutile, et j'ai été inutile... Encore une fois, tout ça sonne comme une vérité dont je suis au courant. Ce n'est pas comme si ça m'afflige réellement, ce n'est pas comme si je ne sais pas que mes commentaires en moins n'auraient fait de mal à quiconque. Au contraire. Mais sûrement que ma préférence, reste à me faire détester du monde pour ne pas qu'on me tende une bouée.

« Vous avez une logique imparable, dites-moi. »

C'est fou, comme les mots peuvent sortir automatiquement sans qu'on y prenne grandement attention. Tirade inutile en somme, dans cette habitude perpétuelle à être cinglant. Pourtant mon ton restait lasse, fatigué. Pas tant physiquement même s'il en était le cas, c'était plus moralement que je ressentais comme un poids. Je crois que lorsqu'on dit que le temps peu user une personne c'est la vérité, je me sens à présent comme condamné. Condamné à attendre de raconter n'importe quoi pour m'en sortir, et m'en sortir pourquoi ? Je l'ignore. Je ne sais plus grand chose, je sais juste que j'ai envie de partir d'ici sans grand but ni envies. Tout ça ne fait que me prendre doucement la tête mais je dois faire avec. Après tout, lui comme moi on a pas vraiment le choix. Il l'a fait remarqué honorablement, n'est-ce pas. Ses mots m'arrachent juste une moue, un sourire. Un faux sourire qui ne parait pas sincère et à vrai dire je ne cherche pas à ce qu'il le soit. A quoi je ressemble ? J'aurai bien envie de le demander tiens. De mon avis, lorsque je me regarde dans le miroir et que je vois ma peau blafarde, mes hanches osseuses et mes côtes sur lesquelles ont pourrait jouer au piano.. Je dirais que je tiens à pas grand chose, quoi. Je dirai que je ressemble à un cadavre, entre le zombie par moment et l'être humain. Vous m'étonnez, que ça fasse peur.

« Ah.. Vous ne m'apprenez pas grand chose, là. Rassurez-vous, vous ne serez pas obligé de la supporter longtemps. »

Autant lui signifier que je ne compte pas m'attarder à lui provoquer plus de soucis, et à me foutre de sa poire. Jubiler un moment là dessus ça va, quand on en a les moyens et qu'on ne pense à rien d'autre sauf manger un bout pour pas se mettre à piquer du nez. Je me contente simplement de croiser lentement les jambes, et d'appuyer un peu plus mes coudes sur la table en y reposant le peu de force qui me constitue. Ma main se portant finalement jusqu'à mon front en me maintenant fébrilement, mon regard se fixant sur cet ordinateur datant de l'antiquité. Ou veut-il que j'aille ? Mais d'un seul coup, ma volonté à critiquer le moindre de ses dires s'est amenuisée. Ma gorge semble plus sèche, comme nouée durant cette courte absence ou je me retrouve seul dans cette salle. Je crois que mes yeux sont rougies, ils me piquent assez pour me dire que j'ai besoin d'une longue nuit de sommeil pour changer. Et là, j'ai juste envie d'hurler au manque qui pique mes veines. A cette dose dont j'ai besoin pour me faire exister, à ce besoin insatiable me constituant et me faisant me haïr un peu plus à cet instant. Mais autre souffler, expirer en rabaissant ma paume contre mon genoux.. Je le regarde revenir, serrant ma cuisse pour arrêter de frémir comme une feuille morte. Le réflexe de ma part étant en voyant la barre chocolatée et les gâteaux, de chercher mon sac. Sac, qui m'a été enlevé lorsqu'on m'a amené ici et de toute façon assez vide. Or d'un soupire, j'attrape le paquet dans un petit signe de tête à son égard. On m'a appris le mot " politesse ", parfois.

« Merci. J'ai juste pas de quoi vous rendre l'argent. »

De toute façon j'ai envie de dire : Comme si je mangeais souvent mieux que ça. J'ignore si son commentaire est car il n'a pas remarqué que je suis un squelette, ou simplement pour la décoration mais.. A vrai dire, je n'y réfléchis pas. Je me contente de croquer dans un biscuit une fois que l'emballage daigne se défaire sous mes doigts. Faut dire que j'ai conscience de ne pas être très futé pour le coup, et qu'il ne faut pas être très futé justement pour comprendre mon état. Surtout, que malgré qu'il tente à m'insupporter il n'a pas l'air stupide. Je m'en fiche juste, la belle affaire. Avec de la chance il sera si pressé de m'évacuer qu'il ne lèvera pas plus les yeux sur moi. Et tant mieux ?

« Rien que ça.. »

Soufflais-je dès lors, lacement. La vérité aurait été plus évidente, à vrai dire je n'aurai même pas eu à y réfléchir grandement c'est certain. Mais je ne peux pas me le permettre et je le sais, pour la simple et unique raison que je ne veux pas perdre le seul endroit, ou je me sens un peu chez moi. C'est pas tant pour la profession, pour les risques non. Je suis juste assez conscient encore que si on m'attrape je peux dire bonjour à la prison. Et tout en logique : Au revoir à ma "maison". Du tac au tac, je commence à entre-ouvrir légèrement les lèvres en finissant d'avaler sans trop d'appétit mon repas du moment.

« Kim Dae Jung. » Sans hésitation j'enchaine sur l'adresse qui est bien sûr réelle bien que pas la mienne, avant de passer à la date de naissance. « Je suis né le 3 janvier 1991, à Séoul. Je suis encore étudiant. »

La seule chose de vraie étant le lieu ou je suis né, bien sûr. A quoi bon mentir là dessus ? J'ignore si c'est une erreur de ma part ou non, ce mensonge est facile à sortir selon moi. Et doucement je dégage un peu mes cheveux en sentant ma peau chaude, alors que j'ai irrésistiblement froid. La logique m'échappe, malgré que je viens d'avaler.. Deux biscuits. Un effort, un effort. J'en reprends un en laissant mon dos un peu plus épouser la chaise et mon regard se fait vitreux. Je dois être à bout, vraiment à bout. Comme un idiot je pousse dans le peu de force que j'ai et je fini par m'y perdre.. Bien que pas le bon jour. Si je n'étais pas ici je pourrai sûrement y remédier mais là rien qu'une bouchée de plus commence à me donner la nausée. De la fièvre, ça doit être ça. En retouchant mon front je constate plus encore la température et je déglutis. Rentrer va être dur, et je n'ai pas non plus d'argent sur moi mais après tout j'ai bien assez le temps de penser à ça. Enfin, un peu. Si les frissons ne me trahissaient pas, me faisant détester ce moment délicat deux fois plus. Je grelotte comme un gosse de douze ans, et trop pressé sûrement je relève les yeux sur l'homme. Après tout, on provoque ça propre chance non ? Je l'ai justement pas cherchée. Je cligne juste des yeux de nombreuses fois tant je suis éreinté.

« Vous pouvez me faire signer qu'on en finisse ? »

Sauf que peu à peu, sans me rendre compte je n'arrive plus à les garder une seconde plus ouvert. Mon menton que je relevai il y a encore quelques infimes minutes se rabaisse, et un souffle brûlant s'échappe de mes lèvres légèrement gercées. Pourtant, durant ce court instant, je crois que que sur le coup je me sens plutôt vide, plutôt bien. Même si ce n'est qu'une apparence très éphémère.

___
HJ ;; Je savais pas pour la majorité au Japon u.u Merci de l'info ♥
&, j'espère t'avoir tendu une perche o.o
Je savais pas trop comment faire ça tourner, puis bon ça m'est venu (:
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Please, Shut Up. [ Pv : Kotani Makio ]

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