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You better run - Kazuya

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MessageSujet: You better run - Kazuya Mer 02 Nov 2011, 9:15 pm

« L'honnêteté ne consiste pas à ne jamais voler, mais à savoir jusqu'à quel point on peut voler, et comment faire bon usage de ce qu'on vole. » [Samuel Butler]
Assise par terre dans mon petit appartement, je rumine les évènements de ses derniers jours. J’ai été mal informée. Résultat ? Rien. Absolument rien. Je n’ai réussi à prendre aucune photo intéressante. C’est à se demander pourquoi je fais se boulot. Ce n’est franchement pas rentable. Mais il faut au moins reconnaitre une chose, ça me laisse pas mal de liberté, ce à quoi je n’aurai probablement pas droit si j’effectuais un travail plus conventionnel. Mais au-delà de ça, j’ai aussi la possibilité de mener mon enquête sur les yakuzas qui trainent dans le coin. Et y en a un paquet. Pas moyen de mettre la main sur celui que cherche depuis des mois. Ren, où es-tu en ce moment ?

Pour l’heure, je n’ai pas trop le temps de continuer à fouiner. Il faut que je mange. Mon estomac crie famine depuis des heures. Malheureusement avec toutes ces histoires, je n’ai même plus de quoi acheter de quoi me mettre sous la dent. Je n’aime pas ça, mais il faut bien que je vive, alors une fois de plus, je vais devoir voler. Après tout, ce ne sera pas la première fois. Et quelque chose me dit que ce ne sera pas non plus la dernière. J’avoue que la première fois, ma conscience m’a un peu travaillée. Voler d’honnêtes gens me répugnait. Mais j’ai vite compris que dans ce quartier, mieux vaut ne pas avoir trop de scrupule. Surtout dans une situation comme la mienne. Et puis s’ils sont assez stupides pour se faire voler leurs biens juste sous leur nez c’est leur problème, pas le mien. Au contraire, je dirais même que ça m’arrange plutôt bien de les voir aussi négligents.

Mais assez rêvassé, direction la salle de bain. Le temps c’est de l’argent comme on dit. Une douche rapide, histoire de rester un minimum présentable. Après tout, ce n’est pas parce qu’on traine dans la rue toute la journée qu’on doit avoir l’air d’un mendiant… même si on n’a pas d’argent. D’ailleurs tout ça me fait penser que mon père doit être en train de se retourner dans sa tombe en voyant à quoi j’en suis réduite. Moi, sa propre fille. Je suis née dans une famille riche après tout, alors forcément ce n’est pas tellement le genre de vie à laquelle j’aspirai quand j’étais gamine. Mais évidemment, je n’avais pas prévu que les choses tourneraient de cette façon.
Sortant de la douche j’enfile mes vêtements. Un simple t-shirt blanc et mon jean troué… on pourrait croire que c’est fait exprès pour me donner un style, mais en réalité, pas du tout. A force de trainer n’importe où mon jean en a subit les conséquences. Mais tant pis. Par-dessus je mets ma longue veste jaune. Pas franchement pratique comme couleur, surtout quand on essaie d’être discret. Mais quand on fait partie du gang des G-boys, on est bien obligé de porter du jaune. J’attrape ensuite mon sac en bandoulière. Sac qui ne contient que deux choses. Mon portefeuille qui reste désespérément vide et l’appareil photo que j’ai volé quand j’ai débuté ma nouvelle vie. Et maintenant, direction Sunshine City.

Cet endroit est assez pratique lorsqu’on désire dérober quelque chose. Il y a tellement de gens que c’est facile de se fondre dans la masse. On peut trouver tout et n’importe quoi ici. Mais je ne suis pas là pour faire du lèche vitrine et trainasser devant les magasins. Une bête boutique d’alimentation fera l’affaire. Lorsque j’ai repéré l’endroit idéal, j’y entre, et lance mon sourire le plus innocent possible aux personnes présentes. Bien sûr, il est inutile d’essayer de faire comme si j’étais une jeune fille tout à fait normale. Me balader avec du jaune sur le dos, c’est comme avoir sur le front une étiquette disant « je suis une G-girl ». Mais peu importe, oui je fais partie de ce gang, et non je n’ai pas l’intention de le cacher. Ce sont mes amis et je suis certaine de pouvoir compter sur eux. Je parcours le magasin avec un air détendu, je sais que des regards méfiants sont posés sur moi. Mais je suis plus maligne que ça. La discrétion ça s’apprend. Tiens d’ailleurs, pendant que l’attention est détournée par un nouveau client, j’attrape un petit paquet de biscuit que je glisse vite fait dans ma poche. Je répète l’opération avec une pomme que je glisse dans l’autre poche de ma veste. Maintenant, le plus compliqué, c’est la sortie.


« Hé gamine, t’as l’intention de payer ce que t’as pris ? »

Oups, repérée. Zut. C’est quoi ce client qui s’occupe de ce qui ne le regarde pas ? Tant pis, pas le temps de m’attarder pour avoir une explication avec lui. La priorité ? Me précipiter dehors bien sûr. Et après ? Courir, sait-on jamais que l’envie prenne à quelqu’un de me poursuivre. Heureusement que je cours vite. Une fois dehors, je ne réfléchis pas pendant deux heures, je tourne à droite, déboulant sur la rue principale.

« Sale voleuse, reviens ici ! Mais que quelqu’un l’arrête ! »

Arg. Mais il ne pouvait pas simplement lâcher l’affaire non. Oups, droit devant moi j’aperçois deux flics qui se précipitent vers moi en hurlant eux aussi. Fait chier ! C’est pas mon jour on dirait. Bon pas le choix, demi-tour. Va falloir repasser devant le vendeur qui a l’air enragé, mais ça vaut toujours mieux que la police. Et tous ces gens qui me regardent bêtement. Heureusement qu’il ne prend pas l’envie à l’un deux de jouer les héros et de me chopper. Parce que là, ce serai vraiment la merde. Je fonce droit devant, les bras tendu vers l’avant, je pousse violemment le vendeur qui s’en va percuter le mur avec fracas. Ouch ! J’aurai presque pitié de lui là. Mais je n’ai pas vraiment le temps de m’arrêter pour vérifier s’il est toujours en un seul morceau. Il faut que je sème ces flics. Je décide alors de quitter la rue principale. Je tourne à plusieurs reprises. J’ai mis pas mal de distance entre eux et moi, mais comment être sûr qu’ils ont arrêté de me poursuivre ? Alors que je m’apprête à m’engager dans une nouvelle rue, je décide de me retourner, histoire de jeter un coup d’œil derrière moi. Mauvais idée. Très mauvaise idée. A cause de cette manœuvre, je n’ai pas pu voir que quelqu’un se trouvait sur mon chemin. Et là, inévitablement je lui fonce dedans. Le choc est violent. Je le percute de plein fouet, ma tête allant cogner contre son torse. Sous le coup je fais quelques pas en arrière avant de tomber le cul par terre.

Est-il possible de rencontrer autant d’obstacles en une seule journée ? Et puis d’abord qu’est-ce qu’il fout là celui-là ? En pleine milieu de la rue ? Une rue où il n’y strictement rien… à part ce vieux restaurant qui n’a vraiment pas l’air net. Mais au moins, une chose est sûr, j’ai semé mes poursuivants, sans quoi ils seraient déjà là. Par contre, j’ai un autre problème. J’ai perdu ma pomme dans la course poursuite et je viens de tomber sur mon paquet de biscuit. Je le sors de la poche et constate que le tout est en miette.


« Fais chier ! Je ne vais quand même pas bouffer ça. »

Dans le genre journée pourrie, j’ai vraiment tiré le gros lot.
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MessageSujet: Re: You better run - Kazuya Jeu 03 Nov 2011, 6:25 pm


"On ne se rencontre qu'en se heurtant et chacun portant dans ses mains ses entrailles déchirées accuse l'autre qui ramasse les siennes."

Gustave Flaubert
Le soleil c’était levé une nouvelle fois sur les rues d’Ikebukuro, les petits magasins ouvraient leurs portes, et la famille Daito était déjà à l’œuvre, levant le rideau de fer, Kazuya tira sur une table afin de la passé à l’avant de la boutique, remit les pommes en ordre, et fit un signe de la main en direction de sa mère afin de lui souhaiter une bonne journée. Main dans les poches, tête baissé, le regard dans ses baskets, le petite air froid de se début de journée ébouriffait sa touffe de cheveux colorés. Ses pieds heurtèrent une canette de soda vide abandonné sur le sol, le Nippon la ramassa, et l’envoya valdinguer dans une poubelle se trouvant à environ un mètre de lui. Les poubelles étaient en nombre à Ikebukuro, mais étrangement personne ne semblait s’en servir, cela avait le don d’exaspérer le jeune homme.
Ses pas l’amenèrent quasi automatiquement au petit restaurant de ramens miteux situé dans une rue adjacente à la rue Sunshine. C’était un endroit mal éclairé, une dizaines de tabourets hauts étaient disposés de manière très serré autour du comptoir. Dans la salle six petites tables de tailles moyennes, entourés de bancs. Il y avait à peine la place pour qu’un homme puisse passer entre chaque table, et le gérant qui commençait à se faire vieux, et avait pris de l’embonpoint, avait été bien content de tomber sur un jeune homme aussi mince que Kazuya pour faire son service. Dans les cuisines, deux marmites rependant des odeurs de miso chauffaient à plein régime en permanence et une friteuse à gyoza grésillait mollement. C’était le quotidien de Kazuya, tous les jours, il se rendait ici, enfilait un tablier blanc, un petit chapeau en papier, et servait du sake et des nouilles à des habitants de la rue, ou à des chômeurs, cherchant un abri pour la journée. Rien de très reluisant, ce travail payait mal, mais on s’y habituait, et puis Kazuya ne se plaignait pas, certains gosses d’Ikebukuro vivait bien moins bien que lui, même si il avait du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois, sa situation c’était largement amélioré depuis qu’il travaillait en tant qu’Host le soir, alors autant continuer de travailler pour s’en sortir, certains n’avaient pas cette chance.
La mâtiné ce déroula sans embuche, le vieux Saburo, le clochard le plus célèbre de la rue Sunshine, vint faire ses salutations au patron qui lui offrit comme à son habitude un bol de soupe miso et une bière avant de repartir, laissant derrière lui une odeur acre d’urine. Un jeune couple tatoué jusqu’au cou mangèrent leurs bols de Soba en se regardant amoureusement, et un groupe de salary men arrivèrent aux alentours de midi, cherchant certainement un endroit un peu à l’écart pour raconter leurs histoires salaces.
Après les avoir servit, le patron indiqua à Kazuya qu’il pourrait prendre sa pause, il était bientôt deux heures de l’après midi, et en ce milieu de semaine, le restaurant ne recevrait certainement pas beaucoup de clients avant le début de l’après midi, et la sortie des élèves de collèges, qui pour une raison inconnu aimaient venir se réfugier dans ce taudis pour y lire leurs mangas et discuter autour de leurs idoles favorites.
Accrochant son tablier au porte manteau, et posant sa toque sur le comptoir, Kazuya sortit du restaurant, le nez en l’air, observant le ciel gris mais clair de Tokyo. Décidemment, cette journée était bien particulière, vent dans la matinée, ciel gris dans l’après midi, les Tokyoïtes étaient bien partie pour recevoir de la pluie dans la soirée. *temps de merde* pensa Kazuya, où était donc passé l’été ?!
Il ne l’avait pas vu passé cette année, entre ses deux travails, et les petites embrouilles du magasin de légume de sa mère, il avait l’impression que le beau temps l’avait fuit et avait laissé place à l’automne bien trop vite.
Kazuya n’avait pas fait trois pas dans la rue, qu’une bombe sembla le heurter de plein fouet. Un éclair jaune passa devant ses yeux avant de s’effondre sur le sol. Il avait à peine bougé, mais ressentant un douleur au niveau de la poitrine, là où on l’avait percuté.
Baissant les yeux, le regard du Nippon se pausa sur un petit bout de femme, habillé en jaune, la couleur des G-Boys, relevant la tête, Kazuya aperçut de loin deux policiers en uniformes quelque peu perdu dans une rue. Le jeune Daito percuta instantanément, avec fermeté il attrapât la jeune fille par le bras, tendis qu’elle regardait une boîte de gâteau en sale était avec une mine boudeuse, et l’entrainât dans l’arrière cuisine de son petit restaurant de Ramen.

« Bouge pas ! »

Regardant par la porte, Kazuya vis les policiers partir dans la direction opposé, visiblement très mécontent de ne pas avoir mis la main sur la jeune fille. Kazuya eu un petit sourire en coin et se retournât vers la G-girl. Elle était plus petite que lui très mince, et semblait étonnement affamé.
Jetant un regard à la dérobé à ce qu’elle avait dans les mains, Kazuya, s’adressa à elle avec l’attention et la sincérité d’un grand frère inquiet pour une petite sœur. Voilà il suffisait qu’une petite minettes d’Ikebukuro pointe son nez pour qu’il fonde comme neige au soleil et se prenne le grand protecteur qu’il n’avait pas les moyens d’être.

« Tu sembles affamé … ça te dis un bon bol de ramen au bœuf ? »

Et d’un mouvement il entra dans la cuisine, indiquant à la jeune fille un tabouret ou elle pourrait s’assoir, et se mit aux fourneaux tendis que son patron était occupé à discuter avec la gérante du sex shop qui se trouvait deux pâtés de maisons plus loin et qui venait manger ici une fois par semaine.
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