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Je te supporte, oui : Lorsque tu es loin de moi. [ Pv : Kiyowara Masahiro ]

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☆ avatar : Kim Ki Bum ;; Key des SHINee.
☆ DC : En aucune façon.
☆ Etudes/emploi : Dealer en soirée, Etudiant en littérature la journée lorsqu'il n'est pas trop camé. Reluisant n'est-ce pas ?


MessageSujet: Je te supporte, oui : Lorsque tu es loin de moi. [ Pv : Kiyowara Masahiro ] Lun 12 Déc 2011, 8:05 pm


Ihn Hyuk & Masahiro

C'est d'un ennuie mortel, et à la fois d'une prévisibilité sans nom.

Au réveil je ne me suis pas souvenu de grand chose. Comme un passage après une cuite, un trou noir de quelques instants j'ai repris pied vraiment doucement sans arriver à observer la pièce ou je séjournais. A peu de choses prêt j'ai eu l'impression d'avoir vidé une bouteille entière la veille, le mal de crâne en moins. Il m'a fallut un instant assez conséquent pour réaliser que ça y est, la fatigue causée par le manque de sommeil avait pris le dessus. Les murs jaunes pâles et un peu trop délavées le prouvait, ainsi que le lit sur lequel je suis encore à ce moment même allongé. On a pas mit longtemps à me tendre de quoi manger, à me faire remarquer à quel point je suis frêle et je n'ai que la peau sur les os. Mais après tout, qu'aurai-je pu leur répondre : Ils ont des yeux pour voir, et je n'ai pas besoin de commenter non plus. Je pense bien que ce n'est pas la première, ni la dernière fois qu'on m'en fera la remarque après tout. Et là ? Seule distraction faute d'être retenu pour l'après-midi, je joue entre mes doigts avec une cuillère en la faisant tourner dans un yaourt. Mes pensées s'aventurent sur ce que j'aurai pu faire pour éviter cette situation gênante, et ses infirmières qui me sourient comme si elles avaient soudainement pitié, sans savoir vraiment pourquoi. Peut-être car mes joues autrefois rebondis sont creusées ? Une d'entre elle, m'a même demandée si je désirai autre chose. Comme si en me remplissant le panse un peu plus la forme de mon visage s'arrondirait, ou quelque chose comme ça. Sauf que toute la compassion du monde n'a aucune valeur à mes yeux, tout comme je ne la demande pas.

A la limite, je pourrai très bien allumer la télévision pour me distraire un peu. Si bien sûr je supportais cet écran animant des choses toutes plus débiles les unes que les autres, pour la plus part. Peut-être cela me semblerait une bonne idée, si je ne détestais pas autant cet écran carré justement. Et d'un souffle, je commence à me dire que je devrais sûrement essayer de me détendre, de me reposer. Que je devrais oublier cet endroit qui me déplait et ses personnes qui passent, et repassent pour vérifier ma tension comme si ma peau blafarde leur mentait. Alors finalement je me redresse un peu, poussant ma table du moment pour pouvoir laisser mon dos épouser un peu plus le montant du lit. Mes bras glissent sur mes genoux, et ma position recroquevillée tenterait à faire croire à n'importe qui que je ne me sens pas bien. Pourtant, là n'est la question car je me trouve mieux ainsi pour me donner la sensation à peut de chose prêt d'être calme. Je laisse juste ma joue rejoindre un de mes bras, tandis que mes paupières s'alourdissent au fil des secondes ou j'enfouis mon visage pour éviter les rayons traversant la grande vitre. Le son des pas dans le couloir m'échappe, et durant un court moment je ressens de nouveau cette sensation de vide finissant à me rendre amorphe. Cette impression de flottement ou mes émotions deviennent inexistante, je crois que ça me fait du bien durant un court instant.

Instant trop court s'arrêtant à partir du moment ou la porte s'ouvre en trahissant ma solitude. Et malgré tout, je pousse mon courage inexistant - aidé par de l'auto-persuasion - pour regarder qui vient de rentrer dans la chambre. Même si finalement ce fut une erreur de ma part, à tous point de vu.

Ma gorge et mes doigts se serrent instinctivement, et soudainement mon regard qui était à présent dénué de vitalité se refroidis incontestablement. Sur le coup, je crois que c'est une mauvaise blague. Que l'épuisement me trahis, que je dois rêver en me foutant mentalement dans une situation encore plus dérangeante qu'elle ne l'est. Mais finalement je réalise que tout ça est bien réel à la voix de l'infirmière demandant à cet personne pas si inconnue que ça, de s'installer sur le lit non loin de celui sur lequel je suis assis. Mon crâne, j'ai envie de cogner mon crâne contre mes genoux. Je meurs d'envie de m'assommer pour échapper à la torture de devoir supporter autre chose que moi-même à présent. Et lorsque la femme part en adressant un sourire que je ne remarque même pas, je laisse tomber sans délicatesses mes jambes contre le matelas en le fixant. Le toisant presque, pour ne pas dire totalement.

« Toi et ta sale gueule que j'ai pas envie de supporter, vous sortez de là ! J'étais là en premier, raclure. »

J'ai conscience que mon attitude est puéril, que mes mots accusateur ont tendance à me faire passer pour un gosse de trois ans. A vrai dire je n'ai jamais été autrement à son égard et je n'en ai rien à faire qu'on puisse penser que mon niveau mental est resté au plus bas. Ma moue se renfrogne, et mes yeux se plissent alors que mon nez se retrousse presque tant je déteste sa présence. Tant je me persuade de la haïr au plus au point, tout ça à cause d'une histoire de guitare volée.

« Trois semaines de paix, et voilà que je dois voir ta sale tronche défiguré au moment ou je veux me reposer. Putain, quelle veine. Tu es comme les parasites tu es partout ! Si tu restes dans cette pièce je te préviens je jure pas de ce que je vais t'envoyer dessus et si tu serras toujours en un seul morceau ! »

On pourrait croire que je boude, et sûrement que je le nierais si on me le demandait. D'un caprice, ma voix est encore assez pausée malgré les léger haussement de ton qui s'y descelle dans une exclamation rancunière. A cause de ce crétin j'ai passé une nuit au commissariat après tout, une nuit parmi tant d'autre à débattre sur un fichu instrument de musique dont je n'ai rien à carrer. Et même s'il ne mérite sûrement pas tant de commentaires insultant, pour ainsi dire, je m'en fiche éperdument.
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MessageSujet: Re: Je te supporte, oui : Lorsque tu es loin de moi. [ Pv : Kiyowara Masahiro ] Mer 14 Déc 2011, 9:58 pm

Me foutre sur la gueule avec l'un des G-boys, non, je n'avais rien trouvé de mieux à faire en ce jour. A vrai dire, il m'avait cherché, provoqué et je réagis facilement et rapidement lorsque l'on s'attaque à des choses que j'aime particulièrement ; à l'instar de ma guitare par exemple. Je crois que cette dernière m'a causé tellement d'ennuis, mais tant de plaisir, que je ne peux que continuer à la "défendre", si l'on peut dire cela ainsi. Elle est précieuse pour moi, et quiconque ose y toucher, ou juste s'y approcher d'un peu trop près, ça part, direct. Je ne suis pas méchant, bien au contraire je dirais, mais il faut toutefois y aller mollement. Je ne suis pas un ourson en peluche tout doux et tout moelleux ; je sais me battre quand c'est nécessaire.
Pour en revenir à cette histoire, ce G-boy m'avait pesé sur le système nerveux. Critiquer mon instrument, critiquer ce que je jouais, critiquer ce que je chantais ; ça faisait beaucoup. Ma réaction n'était pas partie d'un coup, j'avais rangé doucement ma guitare dans sa housse, supportant encore les cris de singe de mon soi-disant interlocuteur puis je m'étais retourné et je l'avais cogné en plein visage. Dans le nez, il avait eu mal, si je me souviens bien.
En attendant, il avait rapidement répliqué et nous nous battîmes sans retenues durant une bonne dizaine de minutes, jusqu'à ce qu'il fût à terre, sa sa gueule drôlement défigurée. La mienne ne semblait pas non plus magnifique à regarder, mais sans doute davantage que la sienne.
Suite à cela, je pense qu'il avait compris qu'il ne devrait plus venir me chercher trop d'ennuis, j'étais retourné à mon petit studio, poser ma guitare et direction l'hôpital. Je ne suis pas doué en ce qui concerne les bandages ou même juste quelques médicaments, je préfère prendre conseil et me faire soigner par un professionnel ; de toutes façons, les frais sont pris en charge mon assurance... Excepté si j'ai oublié de la payer celle-là.

Je soupirai, trainant ma carcasse, les mains dans les poches, jusqu'au fameux hôpital. Lorsque j'y pénétrai, des personnes me regardaient d'une drôle de manière, interloquée sûrement. J'avais envie de leur cracher dessus en leur hurlant qu'ils voulaient ma photo ou quoi ? Ils n'avaient donc jamais vu quelqu'un se battre, ou même ne s'étaient-ils jamais battu eux-même ? Apparemment pas, mais je n'étais pas une bête de foire. Et étant donné que mes nerfs cognaient toujours activement dans mon corps, il ne valait mieux pas me fixer de cette façon.
Lorsque je fus finalement rendu à l'accueil, la réceptionniste eut un mouvement de recul. A cet instant, je me demandais si j'étais si horrible que ça à regarder. Par précaution, je mis la capuche de ma veste et baissai un peu le visage. Elle me dit qu'une infirmière arrivait me prendre en charge et effectivement, cette dernière débarqua peu de temps après en me demandant de la suivre dans les longs couloirs.
Errant dans ceux-ci, je vis des... patients relativement touchés et j'en déglutis de travers. Je fus heureux de ne pas être comme eux ; dans des fauteuils roulants, se déplaçant avec difficulté, assisté par trois personnes de chaque côté, le regard perdu dans le vide, comme si plus rien ne vivait en nous. Cette vision me terrifie, je l'avoue, les hôpitaux, je n'ai rien contre, mais plus je peux les éviter, plus je les évite.

Nous entrâmes finalement dans une chambre où l'infirmière me désigna un lit sur lequel je pus m'asseoir. Elle me demanda de patienter un instant, le temps qu'elle prît de quoi de me désinfecter et me faire un joli bandage. Curieusement, un miroir trainé sur la table de chevet voisine à mon lit. Je le saisis et sifflai en voyant mon reflet. Dégâts : lèvre inférieure en sang, l'arcade gauche semblait ouverte, des griffures sur un peu tout le visage et une plus grande sur ma joue droite. J'y posai un doigt, le ressortant vite en grimaçant. L'autre fou n'y avait pas été de main morte, mais à véritable parler, je préférais être dans ma situation que dans la sienne, je l'avais bien plus amoché.
La femme revint avec de quoi me soigner et je fis à nouveau de drôles de tête. Son produit, il piquait... J'eus droit à plusieurs pansements et à deux points sur ma joue endolorie. Certains diront, tout ça pour une guitare, moi je répondrais, tout ça pour ma guitare. Car elle est ma vie, elle est la seule constamment présente à mes côtés, je peux tout lui dire et tout dévoiler à travers elle. Elle m'habite et me hante.
Lorsque l'infirmière me quitta en me disant de rester un peu me reposer ici et qu'elle reviendrait me voir plus tard pour remplir divers papiers, j'entendis une voix qui ne me laissa pas indifférent.

« Toi et ta sale gueule que j'ai pas envie de supporter, vous sortez de là ! J'étais là en premier, raclure. »

Un sourire en coin se dessina sur mon visage, moqueur. Je le connaissais l'être étendu dans le lit d'à côté. Nous avons une petite histoire en commun tous les deux... Une fois supplémentaire au sujet de mon instrument, nous avions passé la nuit au commissariat. Malentendu, certes, car ce n'était pas lui le coupable, mais il n'avait pas levé le petit doigt pour m'aider. Enflure, va.
Je le laissai monologuer, m'allongeant simplement sur mon matelas. Il allait attendre un peu avant que je réponde à ses provocations. Un parasite ? Je lui renvoyais ce chaleureux compliment.

« C'est toi qui dit ça ? lançai-je, t'as vu mon visage ? Cela qui m'a provoqué il est dans un moins bon état, alors fais gaffe à ce que tu racontes, vipère. »

Oui, ce type est comme cet animal, il a des paroles déplaisantes et même son visage ne revient pas. Il a la langue bien perchée également, il ne lâche pas une affaire en un claquement de doigt. Ce court séjour à l'hôpital, je sentais que quelque chose allait se passer. Bonne ou mauvaise, je l'ignorais toutefois.

« Alors, trop camé Ihn Hyuk ? » ris-je en croisant les bras derrière ma tête afin de m'en faire un coussin plus haut que celui déjà présent.
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